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jeudi 17 avril 2014

La Bonne Fée sur Youtube : on fée le point #1

Juste une mise au point, comme elle disait.




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« Il n'y a pas de création sans épreuve... »
Fernand Ouellette

mardi 25 mars 2014

Un petit coup de pouce... s'il vous plait

Je... hm, ne suis pas très à l'aise pour demander ce genre de choses, et encore moins à l'aise avec le fait de m'épancher sur ma vie ou ce qui m'arrive, mais voilà : j'ai besoin de votre aide.

Je traverse une période plus que difficile : ma mère va entamer une chimiothérapie, mon chien devra probablement être euthanasié cette semaine – et je n'ai pas de quoi payer son euthanasie ni sa crémation, je suis menacée d'expulsion pour loyers impayés.
Ah, et je deviens sourde, aussi. 
Pour ceux qui ne me connaissent pas, tout ceci s'ajoute à mon handicap – je suis déjà en fauteuil roulant car atteinte de la maladie des os de verre, et à ma précarité financière (l'allocation adulte handicapé est sous le seuil de pauvreté, pour information).

Des amis m'ont donc suggérée de faire un appel aux dons.
Surgit alors un autre problème : comme je le disais plus haut, je ne sais pas trop m'y prendre avec ces choses là. Appeler aux dons pour d'autres, ou pour une organisation caritative ou humanitaire, pour une association, pour un collectif de grévistes, je sais faire. Appeler aux dons pour moi me met nécessairement beaucoup plus mal à l'aise. Faire la manche, dans la rue ou sur internet, n'est que rarement une activité agréable... d'autant qu'il faut passer par l'étape "expliquer ses problèmes" et donc raconter sa vie – à des inconnus qui lisent ces lignes. Ce qui est embarrassant.


Beaucoup d'handicapés ont l'habitude de parler de ces choses là. De leurs souffrances, de leurs difficultés. Pas moi. Ou quand je le fais, c'est avec une bonne dose d'humour, ou de rage, ce qui a pour inconvénient majeur d'effacer toute trace ou presque d'empathie et de compassion chez les gens.
Je le fais d'ailleurs sciemment. Je n'aime pas faire pitié. Je n'aime pas être considérée uniquement au regard de mon handicap ou de mes difficultés.

« Il faut aimer les êtres pour eux-mêmes, non pour leur souffrance. »
Jean-Paul Pinsonneault

Très tôt, je me suis rendue compte qu'un nombre conséquent d'individus n'en auraient rien eu à faire de moi si je n'avais pas été handicapée. Bonnes choses – invitations, cadeaux, traitements de faveur – comme mauvaises – agressions, discriminations – beaucoup me sont arrivées parce que j'étais handicapée. C'est justement ce que je déteste : avec la reconnaissance du handicap vient trop souvent la négation de l'individu. 
On n'est plus une personne, avec ses qualités et ses défauts, on est avant tout voire uniquement : un-e handicapée. Peu importe que tu sois idiot ou incompétent, ou intelligent et talentueux, t'es surtout handicapé. Et c'est foutrement insupportable.
Du coup j'ai tendance à mettre en avant mon caractère, ma personnalité, moi, plutôt que mon handicap ou mes problèmes.
Et justement, mon caractère pose un autre problème : je suis apparemment trop combative et trop joyeuse. On s'attend à ce que les gens au bout du rouleau ne parlent que de leur souffrance, ne connaissent que ça.

« Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie. »
Edith Piaf

Or, quand on a beaucoup souffert, quand on a vécu beaucoup de choses graves, difficiles, quand on a déjà été confronté à des situations de péril, on a une sorte de "double lecture" de la vie : on prend à la fois tout très au sérieux, et complètement par-dessus la jambe. 
Et puis on n'est pas le dernier ou la dernière à profiter de la vie, de chaque opportunité qui se présente, des invitations aux soirées, à savoir apprécier des choses simples, à rire. Tout ce qui peut rendre la vie plus légère, agréable, moins pénible, oui on prend. Bien sûr. Parce qu'on sait que la vie peut être un tas d'immondices et d'injustices, d'horreurs, de dangers, de douleurs ; et parce qu'on sait aussi que chaque occasion de l'oublier fait du bien, permet de recharger les batteries, juste ce qu'il faut pour pouvoir continuer. Parce qu'il faut toujours continuer. Pas par bravoure ni courage. Mais simplement parce qu'on n'a pas d'autre choix.
Alors on encaisse, on rend les coups aussi, on profite des opportunités qu'on trouve si on peut, et puis on avance.

Mais là, j'en suis arrivée à un stade... où je fatigue. Vraiment. Je n'en peux plus d'encaisser, je n'en peux plus de devoir tenir bon, de devoir avancer coûte que coûte, je n'en peux plus de toujours devoir être forte, d'attendre des lendemains qui chantent mais qui ne viennent jamais. Ou qui chanteront peut-être, mais sans que je puisse les entendre à cause de ma surdité qui s'aggrave.

Sourde. Sourde ! Sourde ? Moi qui suis la reine de la répartie en mode sniper, sourde ? 
Comment faire pour répliquer, participer, réagir quand on n'entend pas ce que les gens disent, ou qu'on répond complètement à côté de la plaque parce qu'on a mal entendu ? Sourde, putain. J'avais bien besoin de ça, en plus du reste.


Et voilà aussi pourquoi je n'aime pas parler de mes problèmes : j'en ai trop. En évoquer un seul, c'est risquer de laisser se défaire toute la pelote de laine d'emmerdes qui servent de fil rouge à ma vie. Et puis parmi ces problèmes, il y en a beaucoup auxquels on ne peut rien faire, alors à quoi bon en parler. 
Mais il y en a d'autres qui pourraient être résolus si vous m'aidiez, voilà pourquoi je me vois "contrainte" de vous parler de tout ceci aujourd'hui, et de faire appel à vos dons (afin de m'éviter d'avoir à ouvrir un labo clandestin de méthamphétamines. Un risque que je préfèrerais ne pas prendre étant donné que je suis nulle en chimie, et parfois maladroite).

Ce n'est peut-être pas très "vendeur" ce que je vais dire là mais... ça m'emmerde d'avoir à demander de l'argent, comme ça, et de raconter mes problèmes. Vous n'imaginez pas à quel point ça m'emmerde, vraiment. Mais c'est juste que... là, je n'en peux plus, je suis à bout. Tout s'enchaine, les mauvaises nouvelles et soucis s'accumulent, les galères appellent d'autres galères – abyssus abyssum invocat. Et sans aide immédiate pour casser la dynamique infernale de précarité qui s'est installée, sans aide pour me soulager un minimum face à ce déluge de problèmes, je ne m'en sortirai pas.  
Pour m'aider, il suffit de faire un don au moyen du bouton Paypal qui se trouve tout en haut du blog, sous mon avatar (oui, ce gros ours bourru en tutu rose).
À noter : le bouton Paypal n'apparait pas sur la version mobile du blog :/

Un rappel : vous n'êtes évidemment pas obligé de m'aider. Je ne vous demande pas de m'aimer, de m'apprécier, ni d'avoir pitié. 
En outre, il existe sur Terre des personnes, et des causes, dans une situation beaucoup plus grave et urgente que la mienne. J'en suis parfaitement consciente, et au demeurant plutôt attristée que réjouie de savoir qu'il y a pire que moi – ce que je n'ai jamais trouvé être une consolation, bien au contraire.
Je sais aussi que nombre d'entre vous sont aussi dans une situation précaire, voire plus précaire que la mienne. 
J'insiste donc sur le fait que vous êtes parfaitement libre de faire un don ou non, et que si vous êtes vous-même dans le besoin je comprends très bien que vous ne puissiez m'aider financièrement, si modestement soit-il. Les difficultés financières, je sais justement ce que c'est – c'est même l'objet principal de ce billet.
Mais si vous avez la possibilité de m'aider, ne serait-ce qu'avec 10 ou 20 euros, et si vous êtes plusieurs, votre don me sera évidemment utile, même si vous pensez que ce n'est qu'une goutte dans un vaste océan de précarité. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières. »

***

À quoi serviront vos dons ?

Pour faire court : à payer les soins, ou l'euthanasie..., et la crémation de mon chien (environ 500 ou 600 euros) ; à payer un ou deux loyers de retard (360 x 2 = 720 euros) pour les faire patienter le temps que je remplisse un dossier d'aide (FSL) et qu'il passe en commission ; à acheter pour environ 200 euros de matériel manquant pour des travaux dans mon logement (installer des étagères à ma hauteur, ce genre de choses), si je n'ai pas été expulsée d'ici là ; à payer l'assurance de ma voiture (dont je ne peux pas me passer, car les fauteuils roulants et les transports en commun ne sont guère compatibles en général) soit environ 400 euros pour une année.
Ce qui fait à peu près 1 920 euros au total. Oui, ça chiffre vite... c'est justement pour cette raison que j'ai besoin d'aide. L'allocation adulte handicapé, c'est 790,18 euros par mois. 

Je suis déjà prise en charge par l'aide sociale, mais elle n'est pas illimitée (non, être allocataire ce n'est pas l'el dorado pour fainéants que certains s'imaginent). Je suis aussi en train de constituer un dossier FSL, et un dossier de surendettement.

Mais c'est en attendant que ces démarches soient constituées (il faut un taaaas de justificatifs et de papiers) et qu'elles aboutissent que je suis dans un besoin urgent d'argent. Pour mon chien, qui ne peut plus marcher depuis hier et doit donc être pris en charge rapidement ; pour payer quelques loyers et éviter une expulsion ; pour les travaux de mon logement, éternellement repoussés alors que j'en ai vraiment besoin ; pour l'assurance de ma voiture et la sauvegarde de mon autonomie. Sans voiture, tout se complique davantage. Or, j'ai déjà mon lot de difficultés et obstacles au quotidien à gérer.

Roswell, mon gros toutou


Par ailleurs, quand on est en situation de précarité financière, les besoins ne manquent pas. 
Par exemple j'aimerais aussi pouvoir faire réparer mon PC, sans lequel je serais (encore plus) dans la m...ouise. Ça aussi c'est éternellement repoussé, et j'ignore combien de temps il tiendra encore.
J'aimerais aussi acheter du matériel et les logiciels adéquats pour les vidéos de ma chaine Youtube (on a même tourné la première émission, youpi ! Partie 1 et partie 2, sur les jeux vidéo RPG). 
J'ai également besoin d'un bon casque audio, prise jack, pour pouvoir entendre la télé, la musique, ou mes jeux vidéo. Mon casque audio est mort il y a quelques temps de ça déjà. Et sans casque, je n'entends presque rien. Ou alors mes voisins en profitent aussi... Voilà donc plusieurs semaines que je regarde la télé sans le son, essayant de choper tous les films et les séries en VOSTFR – avec les sous-titres j'arrive à suivre environ ce qui se passe. Mais je ne peux plus écouter les podcasts ni plein d'émissions sur le web, car elles ne sont pas sous-titrées. Oui, c'est pas grand chose comparé au reste, mais justement : ça plus ça plus ça plus ça... au bout d'un moment, ça fait beaucoup. Trop.

Alors voilà, j'ai besoin de vous. Pour tout ceci, et bien plus ; pour tout ce qui est urgent (mon chien, l'expulsion etc), pour tout ce qui l'est moins. Si vous pouvez m'aider, ne serait-ce qu'un peu, je vous serais vraiment reconnaissante de le faire. À défaut, toute autre forme de soutien, de coup de pouce, est aussi la bienvenue.

Et je... ben voilà, merci.



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« Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres. »
Léon-Paul Fargue


***

Mise à jour, dimanche 30 mars 2014 :

- merci à tous ceux et toutes celles qui m'ont déjà fait un don, la somme n'est pas encore atteinte mais petit à petit ça avance :)

- j'ai enfin un casque audio et je peux de nouveau regarder la télé, écouter des podcasts etc : merci beaucoup !

- mon chien remarche, avec difficulté mais il remarche, suffisamment pour retarder l'inévitable - dans l'immédiat. La paralysie brutale dont il a souffert indique probablement une hernie discale ou un problème de cet ordre, des examens complémentaires sont nécessaires

- et (encore) un grand merci pour vos témoignages de soutien, ça fait vraiment du bien...

jeudi 27 février 2014

Youtube - La première de l'émission est en ligne ! #1 Les RPG

C'EST PAS TROP TÔT, et ce n'est pas trop tard non plus donc ça va, la toute première de l'émission a été tournée (zoom sur les conditions de tournage) et est désormais en ligne sur Youtube !

Consacrée aux RPG, merveilleuse, fabuleuse, et comme les meilleurs téléfilms : en deux parties.
Même la presse en parle, le monde entier est en émoi. Enfin non, pas encore, mais c’est pour bientôt.

Les invités sont :
Fumble, @Magicalypse  (Gameblog)
Ghislain Masson, @TheFreedomFries (ex PC Jeux)
Liryc-Sama, @LirycSama (Game Inferno)

On y aborde pêle-mêle :
- les origines du RPG,
- les différences entre J-RPG et RPG occidental,
- leurs évolutions,
- France 3 Aquitaine,
- Fifa mode hardcore,
- Fallout,
- Skyrim,
- Neverwinter Nights,
- Dragon Quest,
- Ultima IV : Quest of the Avatar,
- Ultima Underworld : The Stygian Abyss,
- Donjons & Dragons,
- FF VIII,
- Bravely Default,
- Star Wars : Knights of the Old Republic (KOTOR),
- South Park : Le Bâton de la Vérité,
- Mass Effect et ses prédécesseurs,
- Arcanum : Of Steamworks and Magick Obscura,
- Dragon's Dogma,
- Dragon Age,
- The Bard's Tale (Tales of the Unknown),
- Fire Emblem : Awakening,
- les tenues moches des DLC,
- notre liste de souhaits adressés aux dév' de RPG,
- qui est-ce qui r'veut une bière (je vous laisse découvrir la réponse),
- et plein d'autres jeux et trucs bien.

Mais avec un son un peu pourri. Envoyez vos dons.

Il est quelque peu délicat de définir le concept de cette émission, pourtant Fumble y réussit fort bien alors je retranscris ici ses propres mots : 
« Profitez-en tant que c'est chaleureux et bordélique comme un vieux Droit de Réponse, et avant que La Bonne Fée ne devienne mainstream avec des gros moyens sur TF1 ou un truc comme ça. »
Exactement.

Voici l'émission !








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« Le jeu, c'est tout ce qu'on fait sans y être obligé. »
Mark Twain

dimanche 16 février 2014

Nouvelle vidéo Youtube en vue ! Les RPG

On n'y croyait plus (allons donc), car je suis un peu en retard (allons donc – bis), mais une nouvelle vidéo arrive bientôt sur ma chaine ToiTuyau !


De quoi va-t-on causer ?

Nous avons tourné la première de l'émission cette semaine ; elle est consacrée aux RPG.


Nous, ce sont les courageux invités qui n'ont pas eu peur de se jeter dans l'inconnu et ont répondu présent pour l'enregistrement de cette grande première !, à savoir :

* et moi, car m'inviter dans ma propre émission ne me parait pas totalement inopportun ni fondamentalement dénué de sens.

Nous avons longuement abordé les RPG – nous les avons retournés, même – l'émission dure deux bonnes heures ^_^
(et pourrait durer 5 fois plus longtemps, mais ce n'est que partie remise :D)
Au menu : les origines du RPG, son évolution vers les JV, les différents types de RPG, vieux souvenirs, digressions et autres "C'était mieux avant – sauf des fois", zoom sur des franchises / jeux qui ont marqué le genre, notre épique liste de souhaits adressés aux développeurs de RPG, et quelques bières. Et éclats de rire.

Au menu également :


Au nom de la biodiversité.


Une émission top qualitay, approximativement parlant – Zoom sur les conditions de tournage


Nous avons fait ce que nous avons pu, et surtout de notre mieux, avec les moyens du bord ^_^ De maigres moyens du bord, il faut bien le dire :

* plan fixe : une seule caméra, la webcam ;

* un micro – celui de la webcam – pour quatre personnes ;

* montage vidéo avec Windows Live Movie Maker, qui montre assez rapidement ses limites, même s'il dépanne bien faute de mieux ;

* aucun stagiaire à qui faire faire tout le boulot déléguer quelques tâches.

Par conséquent : la qualitay audio / vidéo de l'émission en pâtit quelque peu, vous m'en voyez navrée – et même contrite. 
Pourquoi ne pas avoir attendu d'être "mieux équipée" pour tourner ? 
Parce que je risquais d'attendre (encore) longtemps. Un projet, c'est un peu comme une société : 
« Une société, pas plus qu'une femme, ne peut demeurer indéfiniment enceinte : 
il faut qu'elle accouche ou qu'elle avorte. » (René Lévesque)
Et j'ai fait le choix d'accoucher, quitte à mettre au monde un prématuré.
Nous verrons bien lors de sa naissance sur Youtube si le bébé est viable. Pour votre plaisir, et le nôtre qui avons préparé cette émission, j'espère que ce sera le cas :)

Bien sûr, il aurait de meilleures chances de survie si je disposais du matériel adéquat. Ce n'est hélas pas le cas, l'allocation adulte handicapée que je perçois, soit un revenu inférieur au seuil de pauvreté, ne me permet évidemment pas de financer moi-même cet équipement (logiciel de montage, micros, etc).
Je vous demanderai donc un peu de patience, et d'indulgence, vis à vis de cette première émission qui a été tournée dans des conditions quelque peu... sauvages :D
Et si vous souhaitez aider à améliorer ces conditions techniques, sachez que dorénavant vous le pouvez ! Au moyen du bouton Paypal "faire un don" qui se trouve en haut à gauche du blog. Voilà :)

Non mais...
Revenez !



Alors la première de cette émission, « c'est quand est-ce prévu pour ? »

C'était initialement prévu pour ce dimanche 16 février au soir.
Mais ce ne sera trèèèès probablement pas le cas ^_^
J'ai pris beaucoup de retard dans le montage vidéo, car j'ai notamment dû gérer quelques imprévus comme certaines fonctionnalités cruellement manquantes dans Windows Live Movie Maker, auxquelles j'ai dû remédier en sous-traitant à d'autres logiciels quelques tâches qu'il ne peut effectuer. 
C'est donc un peu plus chiant long et compliqué que prévu mais on va y arriver !
Bientôt.
Cette semaine, sûr :)




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« Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. »
Johann Wolfgang von Goethe

mardi 31 décembre 2013

Présentation de la chaine Youtube de La Bonne Fée - Jeux vidéo, geekeries et bazar enchanté

J'ai créé une chaineYoutube !
Une petite surprise pour le 31 décembre :)


Oh !, merci :D

Voici sa présentation (cliquez l'image - la technologie c'est fabuleux, hein)

http://www.youtube.com/watch?v=qnyliVfDyKc&feature=youtu.be

De quoi s'agit-il ?

D'une énième chaine ToiTuyau consacrée (principalement, mais pas que) aux jeux vidéo ; on évoquera également les nouvelles technologies, et d'autres geekeries. Et même : d'autres trucs qui n'ont rien à voir, ça pourra arriver. Éventuellement. Sait-on jamais.

Chaque fois que cela sera possible, il y aura des invité-e-s - connu-e-s comme inconnu-e-s - pour aborder les différents thèmes et sujets qui seront proposés. Ces invités seront par exemple des journalistes, des sociologues, des game designers, développeurs, des auteurs de livres ou de documentaires, des psys, des conférenciers, des Youtubers, des associations, des teams de joueurs, des joueurs tout court, et pourquoi pas des babes (ben oui, on parle tout le temps d'elles ; on pourrait peut-être de temps en temps les laisser s'exprimer elles-mêmes, comme des grandes, hein), des parents, des enfants (mais pas les trois en même temps, histoire d'éviter d'inutiles et coûteux procès), des vendeurs en magasin, des gérants de boutique, etc... 

Je cherche donc d'ores et déjà des volontaires - laissez-moi un commentaire au bas de ce billet, ou contactez-moi sur Twitter.


Il s'agira d'ouvrir en grand les portes de la "communauté geek", aussi grand que possible, d'offrir un espace de discussion, de partage, peut-être de prise de tête parfois, mais toujours dans la joie, la bonne humeur voire une légère désinvolture (et des gros mots, j'y tiens - un quota minimal sera assuré).
Pas d'exclusivités donc, ni de tests de blockbusters tout frais et pimpants (sauf si on me les offre gratos, là je veux bien faire un effort - mais je n'ai absolument pas un budget suffisant pour suivre le rythme de toutes les sorties ; je suis loin d'être la seule dans ce cas, d'ailleurs), juste un bon moment à passer ensemble à papoter de sujets qu'on aime, dans une ambiance détendue et conviviale qui, espérons-le, ne sacrifiera pas la qualité au lol. On fera des efforts, oui voilà, promis.


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"La vie, ce n'est pas sérieux, on y entre sans le demander, on en sort sans savoir où on va, on y reste sans savoir ce qu'on y fait."
Marcel Achard

samedi 16 novembre 2013

La Bonne Fée présente l'émission 101% ! ^_^


après ce merveilleux blog (non, je n'ai pas de problème d'ego ; je suis juste pragmatique, et un brin partiale, éventuellement),

après des articles à succès interstellaire sur le monde du jeu vidéo (mais si ; mais puisque je vous le dis ; et oui),

après des tweets tous plus exceptionnels les uns que les autres,

après un Tumblr recommandé par la Sélection du Reader's Digest,


après des textes rigolos (ha ha ha), et moins rigolos (aaaah),

après un fantastique roman-photo-jeu-vidéo,

après GG ! la Gazette Geek, qui est probablement le meilleur jeu de mots de la dernière décennie,

après quelques interventions remarquées et remarquables dans l'émission Hotline Gianni,


DEVINEZ QUOI ?

si, carrément
youpi la vie


L'émission est disponible en ligne gratuitement du 16 au 22 novembre 2013. Ensuite elle sera accessible sur abonnement à Nolife Online. Hâtez-vous ! Ou abonnez-vous, au choix, c'est selon, comme vous pouvez / vous voulez, je ne vais pas vous forcer tout de même. Mais ce serait ballot de rater ça, dites.


DEBUG MODE DU 101%
(diffusé le vendredi 08 novembre 2013)

La Bonne Fée dans votre télé. Sur votre écran. Mais comment en est-on arrivé là, vous demandez-vous avec une curiosité dévorante qui vous consume telle les meilleurs Tumblr pornos dédiés aux chats. Et c'est une excellente question. À laquelle je m'apprête à répondre. Parce que je suis une meuf sympa.


Étape 1 - Harcèlement

Le 101% du vendredi est un rituel sacré : "Le vendredi, c'est n'importe qui" qui présente l'émission 101%. N'importe qui ? Fichtre. Diantre. Morbleu. Quelle infamie. Une émission de taylay présentée par n'importe qui. Muhuhu. Et pourquoi pas le pouvoir au peuple ?, les gens ont de ces idées parfois.
J'ai donc postulé pour tenter de remédier, au moins une fois, à cette pathétique situation. Et le directeur des programmes de Nolife, dans son infinie sagesse, a accepté.

Bon. D'accord. Ça s'est pas tout à fait passé comme ça. Je voulais, je désirais, présenter un 101% ^^
J'ai donc régulièrement harcelé le staff de Nolife. Au bout de trois ans, ils ont cédé. Ben oui, c'est humain, les gens craquent au bout d'un moment.


Étape 2 - Préparer les plateaux

Beaucoup d'alcool, de compléments vitaminés, et de larmes.
Non, ça va ^^ J'ai l'imagination fertile, je n'ai pas éprouvé trop de difficultés à préparer mes plateaux. La difficulté a plutôt été de choisir parmi la foultitude de sujets que j'aurais aimé, ou pu, aborder.
Et de trouver les bonnes blagues. Suffisamment "limites" pour être "moi", mais pas trop parce que bon... horaire de diffusion grand public. Oui, faut savoir se tenir un minimum quand on passe à la télé. Un minimum.

Non, la légère galère ça a été qu'Alex Pilot, après m'avoir répondu "ok" pour la présentation du 101% et donné la date de tournage, a omis de répondre à un autre message que je lui avais envoyé, où je lui demandais l'adresse des locaux (parce que bon, pour s'y rendre, ça aide). N'ayant pas de nouvelles, je me suis dis que le tournage était très probablement annulé. Je suis allée squatter à Paris Games Week (où le stand de JV.com m'a d'ailleurs agréablement accueillie et je les en remercie), et je n'ai pas fini la préparation de mes plateaux - huhu, pensant vraiment que le tournage était annulé.
La veille au soir de la date prévue de tournage, par acquis de conscience, j'envoie un dernier message à Alex Pilot, pour confirmer ou non l'annulation du tournage. Il me répond. Et là : "On se voit demain !, voilà l'adresse."
Ah. Oui. Bon.
Chaud ^^
J'ai donc fini de préparer mes plateaux pendant la nuit ; le tournage étant le lendemain matin, j'étais rudement fraiche ^^


Étape 3 - Se rendre sur place

Je suis en fauteuil roulant, mais j'ai ma propre voiture (et le permis, non mais je précise parce que des fois des gens me voient en voiture ou m'entendent parler de ma bagnole et me disent : "T'as le permis ?!" Non, je roule avec un faux permis imprimé en ex-URSS, par nostalgie). 
Je n'ai donc pas eu de difficultés à me rendre sur place.
Surtout que j'ai pu bénéficié de deux solides alliés : pas trop de monde sur la route (à Paris, un miracle, la volonté des dieux, LE DESTIN), et une place de parking réservée aux handicapés juste à côté des locaux de Nolife, et LIBRE (à Paris, un miracle, la volonté des dieux, LE DESTIN-bis).

Une fois encore, la difficulté est venue d'ailleurs (oui, comme les éthérés dans X-Com finalement). En partant de chez moi et en rejoignant ma voiture, qui n'était pas garée tout près, je me suis pris sur la tronche une méga-saucée. De quelques gouttes qui tombent du ciel, on est passé à il pleut comme vache qui pisse. Le déluge. Cheveux dégoulinants, vêtements trempés, le maquillage (mon précieux ! :3) délavé par les trombes d'eau. Soit : la cata quand t'as un tournage à peine une heure plus tard. Non parce que le brushing dans l'habitacle d'une bagnole, c'est pas terrible. Objectivement.
Arrivée sur place, j'ai usé de ma compétence "make-up express en milieu hostile" (dans laquelle j'ai investi un max de points), et en avant Guingamp. Quelle efficacité, hein ? Oui je sais.


Étape 4 - Pénétrer dans les locaux de Nolife

Qui sont plein d'escaliers. Comme la très grande majorité des locaux, commerces, habitations, et autres. Les architectes détestent les handicapés. J'en ignore la raison, mais c'est un fait. Ils peuvent pas nous blairer, mais vraiment pas.
En attendant que sonne pour eux l'heure de rendre des comptes à un tribunal populaire, il faut bien faire avec. Sinon je ne sortirais jamais de chez moi, je n'irais jamais nulle part. Or le monde est rempli de plans cul de jolies choses, pourquoi s'en priver ? Un 101% me tendait les bras bon sang !, ce ne sont pas quelques (dizaines de) marches qui m'auraient arrêtée. J'aurais rampé sur les dents s'il avait fallu. Oui.
Mais, pfiou, je n'ai pas été réduite à cette délicate extrémité, car des hommes de Nolife, valeureux, forts, et super sympas, m'ont portée dans les locaux telle une Cléopâtre triomphale.
CETTE CLASSE.
Merci les gars :3


Étape 5 - Ah oui zut, le prompteur

Alex Pilot : T'as tes textes pour les plateaux ?
Moi : Oui c'est bon.
Alex : Tu les as sur clé USB ? Pour qu'on les transfère vers le prompteur ?
Moi : Heu, et bien... je les ai en version papier. *huhuhuhuuuuhu*

Du coup il m'a fallu recopier en speed les plateaux et donc les re-taper au clavier avant le tournage, voilà ^^


Étape 6 - YOLO !

Se mettre en place sur les marquages au sol, ultimes vérifications cheveux-maquillage (bon ça va ; non ça va pas ; oh, ça ira ; mais non putain, je passe à la télé, faut que je sois nickel ; en plus Nolife vient de passer à la HD. MISÈRE. Allez c'est pas grave, suis pas si moche. Ou peut-être que si. Aaaaaah, l'angoisse ! Mais non ça ira. Au pire j'ai un faux passeport et je quitte le pays si vraiment c'est trop la honte. Courage, le Kazakhstan c'est super chouette. Il parait).

Et se lancer. C'est tipar mon canard.
Se planter ; recommencer quatre fois l'intro ^^
Suivre le prompteur.
Mais pas trop, sinon on lit plus qu'on ne parle, on s'exprime moins naturellement et agréablement.
Mais suffisamment tout de même, sinon on perd le fil, ou on part en longues digressions (une compétence dans laquelle j'ai aussi investi un max de points. Les digressions, c'est beau. C'est la vie qui trouve toujours un chemin, comme les dinosaures dans Jurassic Park :3).
Ne pas citer de "marques". Twitter Le réseau social avec un cui-cui, ne pas oublier. Bon, oublier quand même ^^ 

Les plateaux s'enchainent. Ça va de mieux en mieux.
Et au moment où on est de plus en plus à l'aise dans l'exercice de présentation d'une émission devant une caméra, c'est l'heure de conclure ladite émission.
Zut. Flûte. 
Non, pour être honnête : meeeeerde, c'est déjà fini :'/


Étape 7 - Prendre un café. Avec deux sucres s'il te plait.

Oui quand même.
J'allais pas me barrer direct alors que j'avais la chance d'être dans les locaux de Nolife !, haha ^^ Bien sûr que non, ALLONS DONC.
J'ai donc bu un café avec notre estimé sieur Alex Pilot. On a papoté, c'était chouette :) Et intéressant. Il m'a d'ailleurs révélé d'incroyables secrets, mais ils sont inavouables ; et surtout : j'ai prononcé le serment inviolable. Donc inutile de me questionner, m'interroger, me supplier : je ne cèderai pas. Je suis trop jeune, belle et talentueuse pour mourir. Et puis imaginez que la mort ce soit un truc minable, tout pourri, ou pire : qui fait mal. Non, sans façons. MERCI BIEN, HEIN. Ça ira. Je suis déjà femme, handicapée, et pauvre. Faut pas pousser mémé dans les orties de la cruche qui va tant à l'eau qu'à la fin elle nous les brise. Un truc comme ça.


Étape 8 - Prendre quelques photos

Oui quand même-bis. Parce que quand même. Avoir des preuves de ma venue et de ma précieuse collaboration au prestige de Nolife, des fois qu'Alex décide de brûler les enregistrements de mon 101% parce qu'il est horrifié par le résultat. Sait-on jamais. Un accès de folie, le surmenage. L'amiante.

Voici deux photos, prises dans les locaux de Nolife. Les autres sont privées, ce qui est généralement le cas quand y apparaissent des personnes nues. Je ne dis pas que c'est le cas pour ces autres photos, bien sûr. Je dis juste ça comme ça.

Qu'elle est belle cette borne d'arcade :)

Qu'elle est belle cette figurine :3


Étape 9 - Il faut partir maintenant

C'était pas obligé. Je prends vraiment pas beaucoup de place, je ne suis pas dérangeante, et ça ne m'embête pas de dormir sous les tables comme les stagiaires. Mais ça n'a pas été possible, malheureusement. Les stagiaires ne sont pas prêteurs ; le moindre dessous de table disponible est source de terribles pugilats pour s'accaparer ces territoires. J'ai préféré fuir, je déteste les conflits. 

Me voilà dehors. Ultimes au revoir avec Alex Pilot et Medoc. Les yeux baignés de larmes, la gorge nouée par l'émotion. C'EST DUR. Encore une dernière accolade. Des bisous. On peine à se quitter, mais il le faut. On se rassure : on se reverra. À Japan Expo ou ailleurs. Le destin nous réunira de nouveau, on y croit. ON LE SAIT. Cette apaisante certitude chevillée au corps, nous nous quittons enfin. 


Épilogue


Canard PC,

Gamekult,

Fred Moulin,

Gameblog,

Jeux Vidéo Network,

Jeux Vidéo.com,

Jeux Vidéo.fr,

et autres : 
 je suis disponible. 

Complètement. Dévouée corps et âme (corps plutôt, parce que je n'ai pas d'âme).
Et je bosse gratuitement. 
J'accepte toutefois les chèques de soutien, les cadeaux en nature et autres privilèges, ainsi que les massages (mais pas de tout le monde - La Bonne Fée c'est pas un open-world). Et les cafés évidemment (deux sucres, et du lait si y'a moyen ce serait vraiment super).


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« Si, à votre gré, je n'ai pas encore assez de talent, supposez que je sois mort, et tout à coup votre estime et mon talent seront au pair. »
Jules Renard

mercredi 4 juillet 2012

Une pause en photos - avec le Nokia N8

Je n'aurai plus accès à Internet quelques temps (le moins possible j'espère, prions le Saint patron des geeks... au fait c'est qui ?!), alors je vous laisse avec quelques photos pour patienter agréablement :)

Les photos ont été réalisées avec mon téléphone portable Nokia N8.

À bientôt !

































Et puis je dessine aussi... hop allez je vous en montre un (d'autres dessins ici) :



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"Vous n’avez pas besoin d’aller chercher les photos, la matière est généreuse. Vous sortez de chez vous et les photos sont là à vous regarder fixement."
Lee Friedlander

lundi 20 février 2012

Pourquoi je ne vous parlerai pas (ou si peu) du conflit israélo-palestinien

Parce que : ça me gave.
Dès que l'on veut un tant soit peu évoquer le conflit israélo-palestinien, on se retrouve le cul coincé entre deux chaises, au demeurant très bancales et inconfortables :

- d'un côté, de gros trolls sionistes poilus, docteurs ès Point Godwin, pour qui toute critique de la politique de l'État d'Israël équivaut à de l'antisémitisme voire à une sympathie à peine déguisée pour les nazis ;

- de l'autre, des tarés qui n'hésitent pas à instrumentaliser le conflit israélo-palestinien pour en (re)faire une bonne vieille guerre de religions, et qui beuglent "Allah akbar !" et "Mort aux juifs !" en pleine manif ou débat pro-Palestine. La grande classe.

Alors oui, forcément, ça me gave.
D'autant que comme j'emmerde prodigieusement l'actuel État Israélien ET les supporters tendance hooligan d'Allah, je trouve difficilement ma place dans le schéma binaire décrit plus haut. Car pour la plupart des gens (pas tous, hourra), dans le conflit israélo-palestinien il n'y a que "deux camps". Et il faut choisir, camarade.


Fort heureusement, j'ai une chance inouïe : je n'ai pas besoin de faire de choix ! D'autres le font pour moi :

* Pour les pro-palestiniens, comme je ne cautionne pas les dérives du type gueuler "Allah akbar", "Mort aux juifs" (c'est gai les manifs pro-Palestine, en tout cas à Paris on s'marre bien) et autres joyeusetés, je suis forcément une vilaine sioniste à la solde d'Israël.

* Et pour les sionistes, comme je ne défends pas l'odieuse politique colonisatrice et répressive d'Israël, je suis nécessairement une antisémite primaire.

D'après tout ce beau monde, je suis donc *roulements de tambours* : une sioniste antisémite.
Diantre ! À ce tarif là, même Hitler n'aurait pas su quoi faire de moi.


Alors voilà - c'est dit, c'est décidé : le conflit israélo-palestinien, je n' en parlerai pas (ou si peu) sur ce blog.

C'est pas que je m'en fous, loin de là, mais je refuse catégoriquement, viscéralement, l'instrumentalisation qui en est faite par les sbires d'un camp ou de l'autre (notamment au travers du relais d' "infos" qui se révèlent souvent être soit de l'intox', soit invérifiables).

Le "devoir de solidarité" bête et aveugle, très prisé par nos gauchistes préférés et certaines populations, c'est pas mon truc.
La solidarité, c'est comme les antibiotiques : c'est pas automatique.

Seules les populations civiles, palestinienne comme israélienne, qui souffrent de ce conflit m'importent.
Et parmi ceux qui souffrent sur la Bande de Gaza, seuls ceux qui NE SE JETTENT PAS à corps perdu (et c'est peu de le dire) dans le repli identitaire de la religion, dans le soutien aveugle à une cause, ou dans l'indigence intellectuelle crasse de la Droite israélienne ou des intégristes musulmans ont mon soutien.

Oui : du coup je n'ai pas grand monde à soutenir, en fait.
Mais il y en a tout de même quelques uns !
J'en profite pour faire un big up et plein de bisouilles magiques aux Anarchistes contre le Mur ;)





Les autres : globalement, je vous emmerde.
Car je ne crois pas plus au(x) déterminisme(s) social / ethnique / culturel / religieux qu'aux prédictions astrologiques : dans la vie, on ne choisit pas de naitre en Israël ou en Palestine ; mais on peut toujours choisir de ne pas être con, et de construire la paix.


Salutations (pas très distinguées selon les cas),
La Bonne Fée


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"Imagine qu'il n'y ait ni pays, ni religion."
John Lennon, extrait des paroles de Imagine

"Le peuple reçoit la religion, les lois, comme la monnaie, sans l'examiner."
Voltaire, extrait de Le Sottisier

mercredi 14 septembre 2011

Croire aux Fées ? Stupidité !

"Croire" en quelque chose, c'est ne pas avoir de preuve que cette chose existe et "croire" en son existence malgré tout, même si c'est pas vrai. Par exemple, y'a des gens qui "croient" en Dieu(x), ou qui "croient" que le PS est de Gauche.
C'est un acte de foi, basé sur... rien. (c'est bien pour ça d'ailleurs que le mini-chapelet de promesses électorales s'appelle une profession de foi - ha ha ^^)

Ainsi, dire "Je crois aux Fées" est limite insultant : les Fées ne sont pas une "croyance", les Fées sont belles et bien réelles. Pour de vrai. Vrai de vrai. Si. Je le sais, puisque j'en suis une !

Alors soyez gentils et retenez ceci : dorénavant, ne dites plus "je crois aux Fées", dites "je sais qu'elles existent."
;)




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"La foi : une croyance absurde dans l'éventualité de l'improbable."
Henri Louis Mencken

dimanche 10 avril 2011

Cynisme, Ironie, Humour noir et Sarcasme...

Cynisme, ironie, humour noir, sarcasmes... j'adore ça. Mais à propos... qu'est-ce donc que tout ça ?


L'humour noir
On attribue généralement à André Breton l’origine moderne de l’expression, avec son Anthologie de l'humour noir.

L'humour noir est une forme d'humour qui souligne avec cruauté, amertume et parfois désespoir l’absurdité du monde, face à laquelle il constitue une forme de défense.
Il consiste notamment à évoquer avec détachement, voire avec amusement, les choses les plus horribles ou les plus contraires à la morale en usage. Il établit un contraste entre le caractère bouleversant ou tragique de ce dont on parle et la façon dont on en parle.

Ce contraste interpelle le lecteur ou l’auditeur et a vocation de susciter une interrogation. C’est en quoi l’humour noir, qui fait rire ou sourire des choses les plus sérieuses, est potentiellement une arme de subversion.

Empreint de fatalisme, pathétique par certains côtés, cet humour est forcément une source de gêne.
Certains présentent d’ailleurs cette gêne comme un de ses ressorts, dans la mesure où le rire qu’il provoque doit gêner, voire donner honte, faire hésiter celui qui en rit entre sa réaction naturelle, le rire, et sa réaction réfléchie, l’horreur ou le dégoût.
Suivant les cultures il évolue entre désespoir et raillerie et sera plus ou moins accepté en fonction de la force des tabous qu’il titille.

L’humour noir n’a pas de tabou. C’est même par définition son terrain de prédilection.
Il ne faut cependant pas confondre humour noir et moquerie : l’humour, même noir, reste un trait d’esprit. Il préfère rire des choses pour n’avoir pas à en pleurer.
« Le rire est la politesse du désespoir. Si le rire sacrilège et blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, si ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui on peut rire de tout, on doit rire de tout : de la guerre, de la misère et de la mort ! D’ailleurs est-ce qu’elle se gêne la mort, elle, pour se rire de nous ?  »
— Pierre Desproges, dans Le Tribunal des Flagrants Délires (28 septembre 1982)

Autres exemples :
« Juliette, tu es en vie ! s'écria un Roméo honteux, en remontant son caleçon. »
— micronouvelle d'Alferdo Alamo
« Tu aimes bien ta mère ? Alors reprends un bout. »
— Pierre Doris
« Vaut mieux coucher dans une vieille maison que dormir entre deux neuves. »
— La Madeleine, Marcel Proust
« La hausse du pétrole entraîne des inquiétudes chez les handicapés moteurs. »
— Coluche
« Qui a coulé le Titanic ? Iceberg, encore un juif. »
— Aphorismes, Serge Gainsbourg
« Un professeur de langues mortes s'est suicidé pour parler les langues qu'il connaissait. »
— L. Langanesi


Les Sarcasmes - Être sarcastique
Sarcastique : adjectif. Qui manifeste une ironie méchante, acerbe.

Le sarcasme (du grec ancien sarkasmos) désigne une moquerie ironique, une remarque tournant en dérision une personne ou une situation. Le sarcasme est mordant, souvent même amer et blessant.
Il peut être considéré comme une forme d'ironie piquante ou belliqueuse.

Le sarcasme reprend souvent des paroles qui viennent d'être prononcées pour en retourner la signification.
À l'oral, une intonation ou une mimique aide généralement à reconnaître cette sorte d'humour.
À l'écrit, il est plus difficile à déceler et est facilement mal interprété.

Tandis que le cynisme relève d'une bravade contre les valeurs, les convenances et les principes de la société, le sarcasme est plutôt une réaction à une situation plus piquante et amère. Il se rapproche de l'humour noir, mais est plus acerbe là où l'humour noir cherche plutôt à faire rire.
Le sarcasme n'est d'ailleurs pas toujours considéré comme une forme d'humour.
(mais les gens qui disent ça n'ont - le plus souvent - aucun humour ^^)

Les phrases suivantes (en italiques et en gras), dites d'une certaine manière et dans un certain contexte, sont sarcastiques :

— Ce restaurant est-il aussi spécial qu'il l'annonce ?
— Ça pour être spécial, il est spécial...

— T'as pas vu le sel ?
— Et ça, c'est un moteur d'avion ?

Autre exemple : Bigard, dans l'un de ses premiers sketch à succès "Les expressions" utilise à foison les remarques sarcastiques.


L'ironie
(du latin ironia, du grec eirôneia, action d'interroger)
- Manière de railler, de se moquer en ne donnant pas aux mots leur valeur réelle ou complète, ou en faisant entendre le contraire de ce que l'on dit.
- Opposition, contraste entre une réalité cruelle, décevante et ce qui pouvait être attendu.

L'ironie désigne un décalage entre le discours et la réalité, entre deux réalités ou plus généralement entre deux perspectives, qui produit de l'incongruité, de l'absurdité.
L'ironie recouvre un ensemble de phénomènes distincts dont les principaux sont l'ironie verbale et l'ironie situationnelle. Quand elle est intentionnelle ^^  l'ironie peut servir diverses fonctions sociales et littéraires.

L’ironie verbale est une forme de langage non-littéral, c'est-à-dire un énoncé dans lequel ce qui est dit diffère de ce qui est signifié. L'ironie peut-être produite de différentes manières, et certaines de ces manières correspondant à des figures de style classiques :

  • L'antiphrase ironique. La plus fréquente des formes d'ironie, elle consiste à dire l'inverse de ce que l'on souhaite signifier tout en laissant entendre ce que l'on pense vraiment :
« Quelle belle journée ! » pour signifier qu'il pleut des cordes.
« - Jules, tu m'aimes ? - Non, je te déteste ... » répond Jules pour dire à sa chérie qu'il est fou d'elle.

  • L'hyperbole ironique qui consiste à exagérer ses propos :
« Je suis carrément mort de rire… » venant de quelqu'un à qui on a fait une plaisanterie douteuse.

  • La litote ironique qui consiste au contraire à minimiser ses propos :
« Il n’est pas complètement stupide » à quelqu’un qui vient de résoudre un problème compliqué.

D'autres figures de style sont connues pour induire de l'ironie : la juxtaposition, la digression, la circonlocution... Mais des énoncés peuvent être ironiques sans pour autant être des figures de style reconnues.


Le Cynisme
(du latin cynismus, du grec kunismos)
Mépris effronté des convenances et de l'opinion qui pousse à exprimer sans ménagements des principes contraires à la morale, à la norme sociale.

D'où ça vient ?
Le cynisme était une attitude face à la vie provenant d'une école philosophique de la Grèce Antique, fondée par Antisthène, et connue principalement pour les propos et les actions spectaculaires de son disciple le plus célèbre, Diogène de Sinope.

Le terme « cynisme » provient du grec ancien kuôn, qui signifie « chien ». Le Cynosarge (littéralement « chien agile ») était le nom du gymnase dans lequel Antisthène enseignait. Les métaphores autour du chien ont ensuite abondé, si bien qu'il est difficile d'en isoler l'exacte origine historique. La plus significative est celle présentant l'animal comme modèle.
Ainsi, le modèle du cynisme est l'animal. La société est perçue comme corruptrice et changeante, là où la nature est vertueuse et universelle. Diogène se revendique ainsi cosmopolitain, c'est-à-dire "citoyen du monde".
Platon définissait Diogène de Sinope comme "un Socrate devenu fou", dont le but est de subvertir tout conformisme, tout modèle moral. Sa philosophie se traduit par des actes volontairement provocateurs : il aurait transgressé les fondements mêmes de la "culture humaine" au point d'uriner et aboyer comme un chien ou de se masturber en public ; il n'hésitait pas à mendier, ne respectant aucune opinion admise et provoquant même les puissants.
Le mouvement cynique, inscrit dans la société antique, se présente avant tout comme un modèle de contestation.

Le héros et modèle des philosophes cyniques est Héraclès (Hercule en romain), car c'est un héros qui ne se laisse influencer par personne, est libre et n'a pas d'attachement particulier. Le cynisme utilise ainsi beaucoup d'images et de modèles, dans le but de toucher toutes les classes de la population, sans se focaliser sur les élites intellectuelles.

Les armes du cynique sont la transgression, l'ironie et le quotidien de façon plus général. En transgressant tous les interdits, le cynique veut démontrer qu'aucune des règles sociales n'est essentielle, et que seule compte l'éthique naturelle, universelle : la vertu.

L'école cynique prône donc la vertu et la sagesse, qualités qu'on ne peut atteindre que par la liberté.
Cette liberté, étape nécessaire à un état vertueux et non finalité en soi, se veut radicale face aux conventions communément admises, dans un souci constant de se rapprocher de la Nature.

Cette école philosophique a tenté un renversement des valeurs dominantes du moment, enseignant la désinvolture et l'humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique. Radicalement matérialistes et anticonformistes, les Cyniques, et à leur tête Diogène, proposaient une autre pratique de la philosophie et de la vie en général, subversive et jubilatoire.

Par une dérivation du terme, on parle de nos jours de cynisme pour désigner un mode de pensée qui diffère tellement des normes établies (en particulier dans le domaine de la morale) qu'il en deviendrait choquant.
On peut attacher à ce cynisme une sorte d'humour noir, mordant et ironique, souvent employé pour manifester une certaine rébellion face à un monde incompréhensible en raison de la multiplicité des conventions factices, socialement admises, qui le régissent.
Au-delà de cette indifférence affichée à la morale et aux convenances, le « cynique » moderne n'a plus grand-chose à voir avec les philosophes antiques.
 

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"L'humour est enfant de nos haines."
Jacques Prévert

"L'humour est un phénomène produit par une précipitation soudaine de la culture dans la barbarie."
Wyndham Lewis, extrait de Blasting and bombardiering


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Sources :

mardi 5 avril 2011

Le tout début du commencement

Au tout début du commencement de ce blog était une Fée. Moi.

Alors bon là bien sûr c'est pas moi, mais c'est juste pour vous donner une image quoi... 
(parce que vous les humains, vous aimez ça : voir pour croire. Sauf pour croire en Dieu(x), hein, évidemment)

Bref. Je suis une Fée, et figurez-vous que je ne suis pas la Fée Clochette, ni la Fée Viviane, ni la Fée des Dents de Lait, ni la Fée du Printemps, ni la Fée Électricité, ni la Fée du Logis, non non : moi ma spécialité, c'est un autre rayon on va dire... J'ai été formée par la Fée Pas-Chier en personne, et je suis chargée de surveiller l'humanité.
Oui : c'est pas le job le plus reposant.
C'est pas comme la Fée de l'Hiver : elle, elle se contente de préparer les animaux pour l'hibernation, et après elle va roupiller avec eux jusqu'au Printemps ! Tranquille ! C'est même pas elle qui sculpte les cristaux de neige et les disperse au gré du vent, c'est ses stagiaires. Ah, j'vous jure.

Re-bref. Je suis donc la Fée chargée de surveiller l'humanité.
Attention, je ne suis pas chargée de veiller sur elle (manquerait plus que ça) : nous, les Fées, avons déjà essayé de veiller sur les humains et de les aider autant qu'on a pu : mais après que vous ayez inventé le salariat et la bombe nucléaire, on en a conclu que c'était peine perdue, et on a lâché l'affaire.

Depuis, on se contente de vous surveiller, de loin, histoire de s'assurer que vos conneries n'arrivent pas jusqu'à nous, comme vos marées noires, vos guerres, vos émissions de télé-réalité, vos dieux, vos fiches de paie et vos factures, ou vos nuages radioactifs.
Que vous soyez suffisamment cons pour vous auto-détruire (ou serait-ce au contraire un dernier et bref soupçon d'intelligence ?), ça vous regarde : après tout, nous ne sommes pas là pour débattre de la moralité ou  de l'immoralité du suicide, fusse celui d'une espèce entière.
Mais que vous détruisiez autant d'autres formes de vie, la planète, et nous avec !, alors ça non ! Faut pas déconner. Nous les Fées on veut bien être gentilles, mais on a des limites.

Et les humains ont déjà allègrement franchi ces limites lorsqu'ils ont inventé cet instrument moderne de torture de masse : le réveil-matin.
Cet engin malfaisant et démoniaque fut à l'origine du Grand Exode des Fées à la fin du 19ème siècle, après que cet imbécile d'Antoine Redier eut inventé le réveil-matin en 1847.
Terrifiées et assourdies (bref : réveillées) par ces insupportables machines qui vous tirent du sommeil avec la délicatesse d'un mammouth en rut, ou celle d'un schizophrène en pleine bouffée délirante aigüe, toutes les Fées et les créatures magiques qui vivaient auprès des humains depuis des millénaires furent obligées de fuir, et de retourner dans le Monde Féerique où elles vivent depuis lors.

Inutile de vous dire que ça a rouspété sévère, et on était à deux ailes d'éradiquer votre espèce de la surface de la planète... si, carrément. Le réveil-matin, non mais franchement... quelle "invention".
Dame-Nature invente des super trucs, comme la rosée du matin en guise d'arrosage automatique et de fontaine publique, et les humains ils inventent quoi eux ? Un engin qui interrompt brutalement le sommeil, un appareil à briser les rêves ! C'est complètement fou.

Dans la Nature, on se réveille doucement, tranquilou... avec les rayons du Soleil ou ceux de la Lune (ça dépend des animaux et des créatures magiques, tous ne vivent pas la journée) et le chant des oiseaux, des cigales, des baleines, des nymphes ou du vent... Mais non, vous les humains vous préférez le chant du marteau-piqueur, des sirènes de police ou celui du réveil-matin.
Je ne comprends rien à votre espèce.
Le sommeil est bon, utile, nécessaire, réparateur, vital et indispensable même : on ne doit pas le déranger pour rien ! Normalement, si on est réveillé en sursaut, c'est qu'il se passe un truc potentiellement grave : on nous marche dessus ^^, ou des animaux font du tapage pour donner l'alerte (approche d'un prédateur, d'un incendie etc...), bref, il y a danger.
Chez les humains, non : on ne se réveille pas brutalement pour échapper à un danger, mais pour aller : travailler. Tout un symbole... 




Re-re-re-bref...
Cette invention du réveil-matin a certes gravement entamé les relations magiques et diplomatiques entre les humains et les Fées (et toute la communauté magique d'ailleurs), mais nous avons préféré croire que vous finiriez par apprendre de vos erreurs :
* Déjà, avec l'invention de l'argent bien auparavant, on s'était dit : "Ils sont pas bien finauds tout de même..."
* Et avec l'invention des religions (les religions et l'argent n'étant jamais bien éloignés l'un de l'autre), et celle des frontières, des guerres, et des taxes d'habitation... on s'est dit : "Bon, ils sont vraiment pas doués, mais ça va finir par s'arranger."
* Puis l'invention du réveil-matin et le Grand Exode des Fées qui s'en est suivi... On a bien failli vous faire exploser tous les volcans de la planète à la tronche en représailles, mais Dame-Nature - faisant preuve de sagesse (ou de naïveté ?) - nous en a dissuadé.
* Enfin avec la généralisation massive du salariat (imbéciles), et plus tard l'invention de la bombe nucléaire (andouilles), ça a été le pompon : errare humanum est, perseverare diabolicum.

Trop c'est trop, et il a été décidé de rompre tout lien magique avec l'humanité.

Certes, vous avez inventé les godes-ceintures, l'apéro, le LSD, le Blu-ray, les crêpes chocolat-chantilly, le double-vitrage, les yoyos lumineux et la Nintendo 3DS... et même, vous avez marché sur la Lune (mais qu'est-ce qui vous a pris d'aller l'emmerder jusque là-haut ?!).
M'enfin ça pèse pas lourd quand on voit ce que l'humanité fait (ou ne fait pas) de ses belles inventions.

Re-re-re-re-bref... Vos capacités de destruction dépassant, pour l'instant, vos capacités de création, il a été décidé en A.G.C.M.F.H. (Assemblée Générale des Créatures Magiques, Féeriques et Hérétiques) de couper tout lien magique avec les humains, mais de garder toutefois un œil et quelques antennes sur eux, des fois qu'ils fassent une connerie ultime mettant en péril notre Monde, sait-on jamais.

Et donc : me voilà. À surveiller l'humanité.
Sauf que - forcément - pour faire ce boulot correctement, je ne peux pas me contenter de vous observer, comme ça, de loin, en restant peinarde dans mon hamac en toile d'araignée, au fin fond du Monde Féerique. 
Bah non. Je ne suis pas cette feignasse de Fée de l'Hiver, moi.
Il m'a donc fallu venir dans votre monde, celui des humains, pour vous "étudier de près" comme on dit. Mal m'en a pris...

Au début, je me disais que ce serait fastoche : je n'aurais qu'à venir vous étudier tous les jours, et repartir aussi sec dans le Monde Féerique dès que j'en ai envie, et revenir dans le monde des humains, et repartir, et revenir et repartir etc... pas compliqué pour une Fée, on peut se déplacer à la vitesse d'un tachyon si on veut ! (et tout ça grâce à la poudre de Fée, c'est vraiment génial ce truc).
Enfin, on peut se déplacer à la vitesse d'un tachyon... quand ça marche ^^'
Car, heu, comment dire... y'a eu un léger souci lors d'un de mes voyages dans le monde des humains. Je me suis crashée. Mais alors bien bien crashée, avec atterrissage bien bien foireux et tout et tout...  Bon, d'accord, c'est vrai, j'avais un petit peu bu : et si y'a un truc à pas faire quand on conduit à la vitesse d'un tachyon, c'est conduire bourrée. Même un tout petit petit petit peu bourrée hein... à la vitesse d'un tachyon, ça pardonne pas.

Ooooh ça vaaaaa ça va, c'est pas le premier accident de Fée de l'Histoire...
Un jour, y'a méga super longtemps de ça, y'a une Fée qu'a foiré sa trajectoire, et exponentiellement... son atterrissage sur Terre. Gros gros gros impact à l'arrivée... et paf les dinosaures.
Oui. C'est bien triste tout de même, tout ça pour une erreur de pilotage.

Moi, je n'ai provoqué l'extinction d'aucune espèce lors de mon accident, je le jure.
Par contre, dorénavant sans ailes car victime de séquelles dues à mon atterrissage disons... précipité, je suis en fauteuil roulant. 
Et donc : impossible de retourner dans le Monde Féerique.
Y'a bien quelques potes Elfes ou Lutins qui pourraient passer me chercher, mais comme on a dû isoler le Monde Féerique du vôtre afin de le préserver de vos "géniales inventions"..., il faut des autorisations d'entrée / de sortie du Territoire Magique, des bidules et des machins administrativo-elfiques, la galère quoi.

Re-re-re-re-re-bref, pas facile pour moi de retourner dans mon monde comme j'ai envie. Vous me direz : pourquoi ne pas repartir définitivement dans le Monde Féerique, et donner le boulot de surveillance de l'humanité à une autre Fée ? 
Eh bien justement... non. Car quand on y pense : mon boulot étant de surveiller l'humanité, qui mieux que moi, au vu de l'absurde de ma situation - une Fée en fauteuil roulant, non mais j'vous jure - peut rendre compte des absurdités de ce monde ?!
Finalement, je suis taillée pour ce boulot comme personne ^^

Du coup : ce blog.

Pour donner des nouvelles à mes copains-copines Fées, Lutins, Elfes, Trolls, Leprechauns, Dragons, Lapins Blancs, Éléphants Rose, Magiciens Noirs, Kobolds, Pixies (également appelées Piskies et Pigsies en Cornouailles), Phenix, Chimères, Griffons, Loups Grrraous, Quetzalcoatls, Banshees, Stryges, Citrouilles Magiques, Fleurs Bavardes, Centaures, le Père-Noël etc... et bien sûr mes grandes et nobles amies les Licornes (la créature magique, hein, pas l'opération militaire).

Pour rédiger mes rapports sur l'humanité et les rendre facilement accessibles à la communauté Magique du Monde Féerique (et oui, on a Internet là-bas, qu'est-ce que vous croyez. C'est même nous qu'on l'a inventé, oué. On se disait : comme ça les humains ils s'enverront des emails, et pas des missiles ou des huissiers ! Pffff tu parles).

Et pour, à l'occasion, partager avec vous - les humains - le fruit de mes réflexions sur la vie, la mort, les OGM, le saucisson, les rasoirs jetables, l'autogestion, la fin du monde prévue en... prévue en... prévue, les jeux vidéo, l'adoption des animaux en refuge, l'inefficacité des crèmes solaires indice 720 contre les nuages radioactifs, la lutte des classes, le Disco, la pollution des sols, de l'air et de l'eau, Gaston Lagaffe est-il un narcoleptique non diagnostiqué ou un anarchiste type saboteur Pougétien ?, et plein d'autres choses formidables, dramatiques, rigolotes, pathétiques, merveilleuses, choquantes, cruciales ou inutiles, en un mot : humaines ;)




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"L'Homme est si peu le roi de la Nature, qu'il est le seul de tous les animaux qui ne puisse rien faire sans payer."
Alphonse Allais