jeudi 4 mai 2017

Comprendre l'élection présidentielle française de 2017

Le second tour opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen fait couler beaucoup d'encre construire de nombreux barrages "républicains" et "antifascistes", mais il a surtout semble-t-il rendu perplexes voire horrifié nombre de concitoyens. L'émotion n'étant pas toujours, loin s'en faut, la meilleure amie de la réflexion, voici quelques articles qui me semblent indispensables pour bien, ou mieux, appréhender tout ce qui s'est joué et se joue encore dans cette élection.








Quant à la stratégie du "barrage", gare aux effets inattendus.


lundi 24 avril 2017

Macron, piège à ... ?

Pour nombre de français, le pire est advenu : un second tour Macron / Le Pen.
Malheureusement, cette année n'est pas une élection à deux tours mais un seul : Marine Le Pen étant déjà assurée de longue date d'être au second tour, mais assurée aussi de ne pas gagner, son rival serait nécessairement le futur président de la république française. Et qui est son rival ? Macron..

Macron ! MACRON ! Comment a-t-on pu ? Comment a-t-il pu ? 


Macron, c'est la démocratie devenue folle : n'importe quel gugusse peut être élu s'il présente bien et maitrise la tchatche. Et s'il a un bon carnet d'adresses, bien sûr.

Pour des gens comme Macron, la France n'est pas une patrie mais une simple zone géographique et administrative ; la France n'est pas une nation avec sa culture, mais une part de marché ou une force de production dans l'univers merveilleux du mondialisme ; la France n'est pas un peuple mais une somme d'individus qui doivent rêver de devenir milliardaires ; les questions sociétales ne sont plus des enjeux éthiques dont le peuple peut s'emparer, elles ne sont plus qu'émanations exotiques de la "sphère privée" et de la liberté de chacun – chacun étant devenu un organisme isolé, déraciné, hors sol, mu par la satisfaction de ses seuls besoins et désirs, et la conquête de nouveaux droits individuels. La France start-up et sa cohorte d'employés, heureux consuméristes désincarnés. À quel prix : nos acquis sociaux, notre souveraineté nationale.



Opération Max La Menace
"Et quand bien même Macron serait nul, c'est toujours mieux que Marine Le Pen !" Voilà l'assertion martelée avec solennité depuis que le résultat du premier tour de l'élection présidentielle est connu.
"Y'a pas pire que Marine", vraiment ?

De deux choses l'une : soit le FN est un parti réellement dangereux pour la démocratie, comme nous le répètent tous les ténors ou presque des médias et de la classe politique, et il faut alors l'interdire, le dissoudre, comme la loi le permet. Soit c'est un parti légal et rien ne justifie le chantage permanent qu'on exerce sur les électeurs dès que le FN est en position de remporter une élection.
Vous pensez que le FN est dangereux, soit. Mais que penser alors des innombrables hommes et femmes politiques qui ne font rien pour le dissoudre ? Ne sont-ils pas in fine les vrais (ir)responsables ? Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice de mai 2012 à janvier 2016, femme, à la peau noire, de Gauche, cultivée, serait-elle inconsciente de la menace que représenterait le FN ? Tout ce temps au pouvoir, et rien d'entrepris pour dissoudre ce dangereux parti fascisant ?! Les heures les plus sombres de notre histoire à notre porte depuis au moins 15 ans (21 avril 2002), et personne n'a pensé à prendre une boite d'allumettes ? Non, grand Dieu ! Combattons plutôt le mal en invoquant le grand peuple Castor et son fameux barrage républicain !


Est-ce que ce monde est sérieux ? ♪♪
Voilà où nous en sommes. Une Marine Le Pen tellement terrible que même voter pour un âne afin de la battre ferait l'affaire pour bon nombre de nos concitoyens. Dommage car c'est bien Macron, le baril de lessive de Bruxelles, et non Bourriquet le seul élu en position de battre Marine Le Pen.
Et il est bien là, le problème. Macron a été élu. C'est ça qui me terrifie bien davantage que tout le reste. Elle est là la VRAIE crise démocratique, et pas ailleurs. On a été capables d'élire un baril de lessive. 

Ne comptez pas sur moi aux lavoirs dimanche prochain.
Je ne voterai jamais pour une lessive ni un âne : quoi qu'on en dise, la plus grande menace pour une démocratie reste ceux capables de voter pour eux.