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samedi 22 juillet 2017

(mini) Test de Harvest Moon : le village de l'arbre céleste [Nintendo 3DS]

Disponible depuis le 1er juin 2017, Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste vaut-il le coup (d'œil, de stylet, de cœur..) ? Oui, non, bof, si, mais ça dépend. Mini explications ci-dessous.

Ce Harvest Moon est, comme le veut la tradition, un jeu de simulation de vie à la ferme assez complet, et même très très complet : on cultive des fruits et légumes, on élève du bétail et d'autres animaux et on utilise leur laine, leur lait ou leurs œufs, on pêche, on cueille, on cuisine, on papote avec les voisins et plus si affinités (l'amour est dans le pré carré), on fait ami ami avec les animaux sauvages, on bûcheronne, on casse des cailloux (génial !, et puis les enfants adorent ça), on exploite des mines alentours, et on creuse, on remplit, on creuse, on remplit, on creuse, on remplit.. car on peut modifier le terrain qui nous a été confié par la Déesse des récoltes (une meuf très sympa aux cheveux bleus). 

Et là tout de suite, sans transition, j'ai envie de vous dire que je me demande un peu à quel public s'adresse ce jeu vidéo : l'histoire principale (car il y en a une, et oui) et les personnages sont plus qu'enfantins (pour ne pas dire simplets), mais la prise en main du jeu est très exigeante, et surtout très poussive pour un enfant : pour terraformer (modifier le terrain) par exemple, on ne peut modifier qu'un carré par carré pendant une longue phase de jeu, et il faut aussi être placé sur le carré voisin, et environ au même niveau. Autrement dit terraformer est vraiment long et pénible. 
Mais il n'y a pas que ça. De nombreux bugs ou défauts laissent présager que Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste ne sera pas une expérience agréable pour un enfant, surtout s'il est novice dans ce type de jeu. Ce n'est pas que le jeu soit trop complexe (les enfants ont parait-il un cerveau et seraient même tout à fait capables de l'utiliser pour des opérations cognitives et intellectuelles élaborées ; d'ailleurs il serait bon de le rappeler aux éditeurs de jeux vidéo), il est juste bourré de défauts qui pourraient facilement le décourager ou entraver sa progression.

Revenons-en au jeu et à ses défauts, justement. Pêle-mêle, on peut citer :

* Jouabilité : achievement locked
La jouabilité est assez mauvaise ; le jeu exige une précision parfaitement inutile (on n'est pas dans un FPS..), et parfois à deux pixels près on ne peut plus interagir. On se retrouve à courir en tous sens en appuyant frénétiquement sur le bouton A pour lancer une discussion avec un voisin (et ce ne sont pas des manières, voyons !), ou galérer comme c'est pas permis pour réussir un banal saut.

* Bouge de là
Le déplacement aléatoire des animaux sauvages, de nos animaux de ferme et des personnages est digne des pires déplacements de PNJ de Skyrim. C'est insupportable. On se retrouve bêtement coincés dans la grange car la vache, la vendeuse d'animaux et son fils ont apparemment comploté durant la nuit pour nous séquestrer. Dans le restaurant de la ville, c'est une table et la fille du cuisinier qui ont œuvré pour m'empêcher de rejoindre la sortie, alors qu'il y avait pourtant la place de passer : mais l'intelligence artificielle est fourbe, ou un peu psychorigide, et en avait décidé tout autrement. Et en pleine exploration, c'est un petit lapin qui aura décidé de squatter l'UNIQUE carré sur lequel vous pouvez aller pour poursuivre votre chemin.


* Terraformer, progrès social ou torture moderne ?
Comme je le précisais plus haut, terraformer est une torture. On travaille carré par carré pendant très longtemps (puis par trois carrés, puis neuf), tout en veillant à le faire depuis un carré voisin qui soit au même niveau ou presque. Travailler sur de grandes surfaces demande donc de l'ingéniosité (car pour atteindre une zone en hauteur ou en profondeur, il vous faudra parfois au préalable emprunter des chemins tortueux ou les créer vous-même) mais aussi beaucoup de temps, les travaux pouvant s'étaler sur plusieurs jours voire semaines.
MAIS.
Justement le temps passe, et chaque jour apporte son lot de rochers générés aléatoirement sur le terrain. Et parfois le hasard est un gros, gros, gros connard (si, il faut le dire, le peuple doit savoir) qui pose un rocher pile au mauvais endroit, bloquant toute perspective de travaux ou presque : il faudra alors crapahuter en faisant un long détour, ou creuser / remplir une zone qu'on venait justement de finir uniquement pour pouvoir rejoindre ce rocher scélérat et l'exploser à coup de marteau pour lui apprendre le respect des travailleurs de la terre.
Bref, terraformer n'est pas un long fleuve tranquille, surtout quand le hasard s'en mêle (trop).

* Quêtes : tout ou rien
Ça peut paraitre anodin, mais.. mais moi ça m'énerve : on ne peut pas remplir les quêtes au fur et à mesure, mais en une seule fois. Exemple : une voisine a un besoin urgent et irrépressible de tulipes et de tomates. Vous avez quelques tomates sur vous, vous aimeriez les lui donner en vous exclamant "C'est toujours ça de pris Ginette, je te ramène le reste plus tard !" Et bien non ! Ginette s'en fout, Ginette veut dix tulipes et six tomates, elle ne veut pas de vos quatre pauv' tomates qui trainaient dans vos poches depuis trois semaines (elle a peut-être raison Ginette, finalement).


* Quêtes-bis : un jour, peut-être
Les quêtes annexes sont semble-t-il aléatoires et donc pas liées à notre progression dans l'histoire principale, résultat : un habitant peut vous demander une ressource (minerai, bois dur..) que vous n'êtes pas encore en mesure d'obtenir. Pire : on ne peut pas refuser les quêtes, ni les annuler ensuite. Alors certes, les quêtes ne sont pas limitées dans le temps ; et c'est tant mieux !, car il faudra de la patience à vos voisins pour obtenir, un jour peut-être !, ce qu'ils vous ont demandé.

* Lost in the champs
La partie purement "didacticiel" est bonne : on comprend vite comment manier la pelle ou nourrir ses bêtes. Mais la progression dans le jeu est en revanche très mal accompagnée. Si, pour reprendre l'exemple précédent, un habitant vous demande une ressource que vous ne pouvez pas encore obtenir, rien ne vous l'indiquera. Si on vous demande du matériau de verre alors que vous n'avez pas encore découvert l'existence de mines ou que vous n'avez pas encore de marteau pour extraire les minerais, votre salut ne sera pas dans l'aide du jeu mais sur un topic de forum. Et si j'apprécie l'aspect communautaire et solidaire du jeu vidéo, qui nous mène à dialoguer avec nos pairs pour trouver des "soluces", je n'apprécie pas en revanche qu'on y soit contraints pour tout et rien.

* La Fête des Voisins ? Je peux pas, j'ai aqua-poney
Le site officiel de Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste mentionne "de nouveaux habitants, chacun possédant sa personnalité et ses excentricités". C'est vite dit. Par "chacun possédant sa personnalité" il faut en réalité comprendre "chacun possédant un trouble de la personnalité" (et malheureusement aucun psy ne s'installera dans votre champêtre et dysfonctionnelle bourgade) tant les traits de caractère sont forcés, le tout sans aucun charme ni humour efficace (je suis pourtant très bonne cliente de l'humour à hauteur de pâquerette ou de dahlia rose). Quant à leurs "excentricités" on en aura vite fait le tour : les phrases aléatoires durant les conversations sont peu nombreuses et reviennent donc régulièrement, ce qui ne motivera pas vraiment le joueur à interagir avec les habitants.

Mini-test, mini-conclusion
Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste est loin d'être parfait et a de nombreux défauts, mais si on aime les Harvest Moon ou globalement les jeux de simulation de vie à la ferme, il serait dommage de passer à côté. Il y a une foultitude de choses à faire, et même si les quêtes ne sont pas passionnantes la durée de vie du jeu est excellente et l'univers suffisamment joli et agréable pour nous donner envie d'allumer la console.

mercredi 30 juillet 2014

Tour de magie : Gaza fait disparaitre les problèmes sociaux

« Un twit de Farah Baker vous fait passer nos indignations quotidiennes pour minables et égoïstes. Encore une facture à payer. Encore l’essence qui augmente. Encore l’État qui impose le travail. Encore les nationalistes qui nous insultent. »
PARDON ?

Tous les tweets de Farah Baker, tous les journaux d'Anne Franck, tous les témoignages d'opprimé-e-s à travers le monde ne me feront jamais oublier que nos luttes convergent et que nos difficultés et drames proviennent des mêmes pourvoyeurs de mort, de drones et d'armement, de pollution, de pillage des ressources, d'exploitation des populations, de chômage et de précarité.



Pensez-vous qu'un habitant de Gaza s'en fout des factures à payer ? Du prix du carburant ? De la précarité ? Du chômage ? De la corruption ? Du nationalisme et ses dangers ? Pensez-vous que la petite sœur de Farah, si elle survit, s'en foutra ? Les habitants de Gaza vivraient donc dans un monde parallèle où ils n'auraient aucun autre besoin que celui de continuer à respirer ?
Pensez-vous que le droit d'un être humain à SURvivre suffit, et que tout le reste n'est que broutilles ? Ne pas pouvoir payer ses factures ou ne pas trouver de vernis à ongles assorti à sa tenue, même combat futile ?

Quel étonnant paradoxe que voici : au nom de l' "humanisme", la précarité, le chômage et le danger nationaliste deviennent « des indignations quotidiennes pour minables et égoïstes. »

Je rappelle que nombre d'acquis sociaux ont été obtenus de haute lutte, et aussi dans le sang. Par des poignées de « minables et égoïstes » mus par la volonté d'améliorer leur sort et celui des populations, et qui ne se sont pas contentés d'être en vie et heureux d'être exploités, comme leurs oppresseurs les y invitaient. Et comme l'auteur du billet précédemment cité les y invite également.



Enfin, j'ajoute que si pour certain-e-s d'entre vous la réalité que décrit Farah est une nouveauté, un scoop, une révélation mystique, en revanche la guerre ça n'a RIEN de nouveau (encore moins en Palestine). Les irakiens vivent la même chose. Les syriens vivent la même chose. Les maliens vivent la même chose. Bien d'autres personnes ont vécu ou vivent aussi la même chose, même si leurs tweets ne parviennent pas jusqu'à vos écrans de télé, de PC, de tablette ou de smartphone. 
Et il n'y a pas que la crainte de mourir bombardé ou massacré dans les prochaines heures qui affecte les individus et les populations.
Les drames sont nombreux : famines, expulsions, manque de soins et de traitements médicaux, accidentés de la route, tsunamis, inondations, incendies, catastrophes industrielles, pollutions et contaminations diverses, chômage, délinquance et criminalité, précarisation, alcoolisme, violences, épidémies, liste non exhaustive.

Il y a des millions de Farah, de tous âges, tous sexes, tous horizons, qui souffrent terriblement dans le monde. Partout. Tout le temps.
Que proposez-vous ? De les hiérarchiser ? De comparer nos malheurs, en nous gardant bien de nous plaindre des puissants qui nous étouffent puisqu'il y a (toujours) pire ailleurs ?
Faudrait-il se contenter de picorer les miettes de minima sociaux qu'on daigne (encore, mais pour combien de temps) nous jeter, et de respirer l'air que l'on nous donne ?



Je ne veux pas me contenter de survivre.
Je ne veux pas me contenter des minima sociaux actuels, comme l'AAH qui est sous le seuil officiel de pauvreté.
Je ne veux pas me contenter du fait que mes amis perçoivent des salaires dérisoires.
Je ne veux pas me contenter du fait que les stagiaires se fassent entuber et effectuent le travail d'employés qui ne sont pas embauchés.
Je ne veux pas me contenter du fait que les patients dans les hôpitaux bouffent de la merde livrée par Sodexo.
Je ne veux pas me contenter du fait que des individus ou familles modestes ne partent jamais en vacances, n'aillent jamais au cinéma, n'accèdent à aucun loisir payant.
Je ne veux pas me contenter de laisser faire les déforestations, pollutions, pillages de ressources, braconnages et trafics.
Je ne veux pas me contenter d'échapper à l'épidémie de virus Ebola, aux rafles de sans-papiers, aux expulsions par des huissiers.
Je ne veux pas me contenter de laisser vivre des millions de gens dans des HLM avec un horizon de béton pour cour de promenade et pour avenir, sous prétexte qu'ils ont un toit sur la tête et que leurs immeubles ne sont pas bombardés.
Je ne veux pas me contenter de finir à la rue, sous prétexte que cette rue est moins dangereuse qu'à Gaza ou à Alep.
Je ne veux pas me contenter de risquer de dire un jour à Farah que ses tweets sont des « indignations quotidiennes pour minables et égoïstes » en comparaison de ce que peuvent endurer les enfants vendus comme esclaves sexuels sur des marchés parallèles, enfermés dans des caves et sodomisés plusieurs fois par jour.

Je ne veux pas qu'on se contente de survivre et de porter nos fardeaux en pleurant en silence, ni en trouvant du réconfort dans le fait de savoir que d'autres sont torturés, massacrés, exploités et souffrent davantage que nous. Quel réconfort suis-je sensée trouver, quelle sagesse suis-je sensée atteindre dans le spectacle d'une humanité, d'une planète, d'un enfant, ou même d'un âne à l'agonie ?


La seule leçon que l'on puisse en tirer, c'est que nous avons raison de nous plaindre. D'être en colère. De combattre toutes les injustices. D'exiger un monde meilleur (non pas Le Meilleur des Mondes), et pas simplement un monde dans lequel on survit.

Ne vous souciez que du sort des enfants bombardés (à Gaza de surcroit, en Irak on s'en fout hein, et les adultes aussi on s'en fiche) si le cœur vous en dit, mais il y a une chose que je vous interdis : c'est d'utiliser ces enfants, ces populations pour prendre en otage l'amélioration de ma qualité de vie, la défense de mes droits et la conquête de nouveaux. Que j'espère voir bénéficier à tous, y compris à Gaza.



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« Ce sont de mauvais découvreurs, ceux qui pensent qu'il n'existe pas de terre quand ils ne peuvent voir rien d'autre que la mer. »
Francis Bacon

vendredi 25 juillet 2014

Pourquoi la guerre ?

La guerre, c'est quand un clan (un peuple, un pays, une tribu, des gens) et un autre clan se tapent sur la gueule, à moyenne ou grande échelle, plus ou moins bien armés, en ayant pour objectif de faire autant de morts que possible et aussi mal que possible à l'autre clan, pour qu'il capitule.


Combien de temps ça dure ?

Des fois, un clan a beaucoup plus de matos et de soldats que l'autre clan, et il lui défonce la gueule en deux temps trois mouvements (et une dizaine de bombardements, histoire de rentabiliser le matos et de se la péter un peu).

 Dracaufeu se la pète en Syrie

D'autres fois, aucun clan ne capitule, et ils se tapent sur la gueule pendant très, très, très longtemps.

Et d'autres fois encore, ils en ont marre de se taper sur la gueule alors ils arrêtent. Avec moult communiqués humanistes et arrangements diplomatiques à l'appui, afin de ne pas passer pour des grosses tâches qui ont fait la guerre et tant de victimes pour rien.


Justement, des victimes y'en a plein

* Des soldats ou guerriers de chaque clan, évidemment, puisque c'est eux qui font la guerre et qui ont les armes (ça aide pour faire la guerre) ;

* Des gens qui n'ont rien demandé à personne, ne font pas la guerre, mais qui se prennent un missile, une roquette, un attentat ou des coups de machette dans la gueule quand même. On appelle ça "les civils", ou "populations civiles", pour les distinguer des combattant-e-s de chaque clan ;

* La nature qui, comme les populations civiles, s'en prend plein (genre : PLEIN) la tronche : écosystèmes et paysages ravagés par les incendies, par les bombardements, par les armes chimiques, par les besoins des militaires ou des réfugié-e-s ; chiens, chats, chevaux, bétail, faune sauvage, tous ces animaux blessés, agonisants, massacrés, abandonnés, perdus ou affamés, dans l'indifférence générale le plus souvent (aaaah, cet "humanisme" se résumant à "les humains d'abord", que c'est touchant d'égoïsme).
Si l'effet des gaz lacrymo sur des enfants voire des bébés vous émeut, imaginez donc l'effet de ces gaz sur un moineau. Et sur la plupart des formes de vie alentour. 


Jeux de guerre

Mode Multi obligatoire

La guerre ayant besoin de joueurs (car faire la guerre tout seul.. on s'ennuie vite), le mode solo est banni. En temps de guerre, le mode multijoueurs est obligatoire.
Qu'on soit attaqué - et déclaré vaincu - alors qu'on n'a rien demandé, ou qu'on soit sommé de rejoindre une team, pas moyen d'esquiver la guerre en mode solo.

Vous aurez beau expliquer aux autres joueurs que :


rien à faire, voici ce qui vous attend :



Les (effets) dominos

C'est quand, via un jeu d'alliances et d'intérêts de clans contre d'autres clans, le mode multijoueurs devient hors de contrôle. C'est ainsi qu'un conflit isolé peut déclencher une succession d'évènements, qui en déclenchent d'autres et ainsi de suite, et parfois aboutir à un immense foutoir généralisé (ou une guerre mondiale, oui voilà).




Le jeu du Céki Karaizon

Un jeu très prisé chez les humains, même en temps de paix, mais plus particulièrement en temps de guerre. Le jeu consiste à répéter inlassablement « C'est moi qui ai raison ! », que vous ayez raison ou non d'ailleurs peu importe, le but n'étant pas de savoir quel clan a vraiment raison mais d'offrir au public une joute digne des meilleurs tournois de ping-pong :

- C'est moi qui ai raison !
- Non c'est moi !
- Non toi t'es le méchant, donc c'est moi le gentil et les gentils ont toujours raison !
- Faux ! Le gentil c'est moi !
- T'es pas gentil ! Tu m'attaques !
- Toi aussi tu m'attaques !
- Oui mais moi je t'attaque parce que c'est moi qui ai raison !
- Noooon, c'est moi qui ai raison !
- Non c'est moi.
- Non c'est pas vrai.
- Si.
- Non.
- Si.
- Dis, c'est bientôt l'heure de l'apéro et puis y'a Les Ch'tis à Bagdad ce soir à la télé. On fait une pause ?
- Ouais t'as raison.
- TU VIENS D'ADMETTRE QUE J'AI RAISON ! J'ai gagnéééé !
- MAIS ! Ça compte pas t'as triché !



Le rôle des médias

On peut compter sur les médias pour convoquer tout leur savoir-faire :

 Oui, le traitement médiatique des guerres est sensiblement le même que celui des grèves

et nous offrir des analyses éclairantes : « L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui ! ».


Bref, 
la guerre c'est pas marrant. C'est fatiguant (on ne dort pas très bien sous les bombes), c'est dangereux et ça peut même faire très mal à tout le monde : aux gens, aux autres animaux, à la planète.
Et là, plein de bon sens vous vous dites : devant tant d'injustices, d'atrocités, de souffrances et de stupidité : mais pourquoi ?


Pourquoi la guerre ? 

Des clans se font la guerre principalement pour les raisons suivantes :


* Défendre un clan attaqué (le sien ou un autre)



* Pour des questions de territoires



* Pour imposer une religion



* Pour faire de l'argent



L'argent étant d'ailleurs la principale motivation pour déclencher une guerre, ou la faire durer :


Même si parfois, la population râle :



En résumé :



Oui, c'est même un peu le problème majeur de l'humanité.


---
« Je hais violemment l'héroïsme sur ordre, la violence gratuite et le nationalisme débile.
La guerre est la chose la plus méprisable. »
Albert Einstein

dimanche 1 septembre 2013

C'est la rentrée ! * Le guide des non-vacances

Septembre est arrivé, c'est la rentrée ! Mais je n'ai pas pu partir en vacances, donc bon...
Et puis partir en vacances... pour aller où ? C'est pas comme si le monde était un long fleuve tranquille, en particulier pour une fée, de sexe féminin, en fauteuil roulant, polytoxicomane, notoirement gauchiste et occasionnellement nudiste - ou assimilée.


Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays aux mains des narcotraficants adeptes d'enlèvements (entre autres). Je n'ai rien contre les drogues, encore moins contre l'hospitalité, mais quand celle-ci est forcée... hein, bon. Sans façons. Donc exit l'Amérique du Sud et une bonne partie du continent africain.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays où les hommes et les femmes n'ont pas légalement ou constitutionnellement peu ou prou les mêmes droits, où les femmes n'ont pas le droit de s'habiller comme Monica Bellucci - ou pire : où elles sont obligées de s'habiller comme Diam's, ni dans ceux où la consommation d'alcool est prohibée. En vacances, l'apéro est roi. Et le monokini conseillé ; oui, les tracés d'autoroute sur le bronzage, je trouve ça laid. Donc exit la plupart des pays arabo-musulmans, entre autres.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays où l'État et la religion sont étroitement liés ; donc exit la plupart des pays, en fait...

Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays pauvres ; je parle de vacances, pas de mission humanitaire. Voir des gens encore plus pauvres et malheureux que moi, merci bien. Donc exit... un tas de pays. C'est dommage, la Grèce c'est joli parait-il. Beau comme une prison qui brûle.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays où l'achat, la détention, le transport ou la consommation de stupéfiants - au pif, le cannabis - sont punis de peine de mort, d'emprisonnement à vie, ou pendant v'la les décennies. "Vacances" et "finir à l'ombre", c'est antinomique. Exit le Texas donc, et pas mal d'autres États et pays à travers le monde.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays où ki ya la guerre, des bombes, des explosions, des conflits à coups de machettes rouillées (au risque hémorragique faut-il ajouter la menace d'une infection ? je ne pense pas), et plein d'autres trucs qui piquent et qui font très mal et qui transpercent la peau ou les organes ou qui broient les os. Je vous rappelle que je parle toujours d'un séjour de vacances, pas d'être candidate pour Battle Royale. Et puis sauter sur une mine antipersonnelle quand on est déjà handicapée, ça n'a aucun sens. Pour ces raisons, exit plein de pays.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans un pays qui considère les animaux comme des objets à un tel point qu'il permet à des sociétés de louer des chiens à l'heure (!). Exit le Japon. Et alors là, vous n'imaginez pas comme c'est douloureux : c'est la patrie des jeux vidéo quand même. Et de Ken Le Survivant ! Et de Nicky Larson, Lady Oscar, Emy Magic, Les Chevaliers du Zodiaque, Dragon Ball, Gigi, Totoro... Aaaaarggl, je souffre -_-

Je ne fous pas les pieds / les roues dans un pays où on ne mange pas de viande. C'est moi qui pars en vacances, pas mon tube digestif. Exit donc les destinations ou pays majoritairement végétariens, bien que d'un point de vue éthique j'approuve entièrement la démarche. Végétariens, je vous soutiens ! Mais de loin. Enfin loin de mon assiette en tout cas.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans un pays où l'accès aux soins n'est pas garanti, et / ou dans lequel le système de santé est encore plus douteux que les manipulations d'OGM de Monsanto, ni où il faut parcourir 127 kilomètres, en hélicoptère ou à dos d'âne, pour trouver une pharmacie. Mourir d'un rhume pendant ses vacances, c'est ballot. Pas moins qu'un accident de yacht, mais tout de même. Exit énormément de pays, hélas.

Je ne fous pas les pieds / les roues dans les pays ou zones à moyen ou fort risque de catastrophe naturelle. Autant j'adore Dame-Nature, je lui voue même un culte et lui sacrifie de jeunes traders vierges à l'occasion, autant je n'aime guère les catastrophes. Encore moins pendant mes vacances, hein. Exit encore quelques pays.


Bref... quand bien même je pourrais partir en vacances, les choix de destinations ne se bousculent pas au portillon de l'aéroport. Et puis de toutes façons, je boycotte aussi l'avion.
Oui ben je suis internationaliste moi, pas globe-trotter.


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"Le voyage est court. Essayons de le faire en première classe."
Philippe Noiret

jeudi 30 mai 2013

Surpopulation, pollution, espèces en voie d'extinction... un tour d'horizon

Sur Terre, tout va très bien madame la Marquise. 



Tout va très bien... à deux ou trois détails près, hein, vous n'allez pas chipoter. Voici donc une revue de presse sur tout ce qui va si bien en ce monde. Vous pouvez me vous remercier - tout ça, c'est grâce à vous finalement.

On commence le bilan avec ce petit compteur évaluant la population mondiale de cette espèce menacée de disparition : l'être humain. Mais si, c'est une espèce animale au bord de l'extinction. Voilà pourquoi elle se reproduit encore et encore et encore. Et encore et encore et encore. Et encore. Mieux vaut se reproduire que guérir, principe de précaution.



On continue, hop :








« On le trouve dans le béton, qui alimente, au rythme de deux tonnes par an et par être humain, un boom immobilier ininterrompu. Mais aussi dans les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques... Ce sable que nous aimons fouler du pied ou laisser filer entre nos doigts s'est glissé à notre insu dans tous les interstices de notre quotidien. L'industrie le consomme en quantités croissantes, plus encore que le pétrole. Peut-être parce que, contrairement à l'or noir, cette matière première perçue comme inépuisable est restée à ce jour pratiquement gratuite. Alors que le sable des déserts est impropre à la construction, les groupes du bâtiment ont longtemps exploité les rivières et les carrières. Puis ils se sont tournés vers la mer, provoquant ce qui est en train de devenir une véritable bombe écologique.
Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l'équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières, en Indonésie et aux Maldives, tandis que Singapour ou Dubaï ne cessaient d'étendre leur territoire en important, parfois frauduleusement, du sable. Disparition des poissons, impact aggravé de l'érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires ... : face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la "ruée vers le sable" s'est en réalité accélérée, sous l'égide de grandes entreprises multinationales et de mafias locales. »
Documentaire Arte, France, 2013, 74mn. Dispo en replay durant 7 jours, puis en VOD.






* Food Inc. Documentaire.
« Food, Inc. décortique les rouages d’une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de "produits fermiers", il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher. »





















* L'ONU alarmée par la fonte record des glaces de l’Arctique en 2012

* La Russie va évacuer une station polaire à cause de la fonte des glaces 

* Climat : le niveau des mers monte bien plus vite que prévu


« Cela fait plusieurs millions d'années que la vie peuple la Terre. Au fil des âges, les espèces se sont adaptées aux changements, ont évolué. De nouvelles sont apparues et d'autres, encore, ont disparu. On compte à ce jour six périodes d'extinction de masse, dont la sixième est en cours. Sur les 65.518 espèces étudiées 20.219 seraient ainsi menacées. Pour la première fois, la cause n'est pas naturelle mais résulte directement des activités humaines. »

« Lobbying anti loups, mesures gouvernementales insensées…la présence du loup en France est gravement menacée. One Voice lance une grande campagne, Frère loup, destinée à démystifier l’image du loup et à informer chacun de l’importance de cet animal méconnu. »






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« Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n’aura t-elle plus de place pour l’homme. »
Stefan Edberg

« L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger. »
Gao Xingjian, La montagne de l'âme

« La science doit s'accommoder à la nature. La nature ne peut s'accommoder à la science. »
Ferdinand Brunot, La pensée et la langue

Et celle-là, elle est collector ; mais si :
« L'emprise de l'homme sur la nature est devenue telle qu'elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même. »
Georges Pompidou, extrait d'un discours à Chicago - 28 février 1970

dimanche 21 avril 2013

« Paris ! Paris ! On t'en-c... ! » #JDTAP, Journée Du Tweet À Paris

Le 19 avril 2013 avait lieu la Journée Du Tweet À Paris.


Ah, Paris ! Plus belle capitale du monde pour certains, les Champs-Élysées plus belle avenue du monde pour environ tous, des boutiques de luxe, de mode, de haute-couture, des restaurants gastronomiques, des quartiers cosmopolites, des musées, des expositions, des théâtres, des cabarets, des monuments historiques prestigieux, un patrimoine architectural riche, le french-cancan, le chic parisien, les bateaux-mouches, le romantisme... Une image de carte postale.


Et quand on va au-delà de cette image de carte postale, que reste-t-il ? Un bilan que je me suis hasardée à tweeter ; vive la démocratie participative :D


















Paris.


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"Nos pères avaient un Paris de pierre, nos fils auront un Paris de plâtre."
Victor Hugo, Notre-Dame de Paris

vendredi 22 février 2013

Pipi, caca, chiens, chats : leur mettre "le nez dedans" pour leur apprendre la propreté ?

« Mon chat a fait pipi, alors j'lui mets le nez dedans pour lui apprendre ! » peut-on entendre ou lire ici et là.

Or, mettre le nez de son animal dans ses excréments pour lui apprendre la propreté, c'est UNE ERREUR. Non seulement cela n'aidera pas votre animal à devenir propre, mais pire : ça pourrait aggraver le problème.
Posez-vous cette simple question : est-ce que vous préférez passer vos nerfs sur votre animal (au risque d'aggraver la situation), ou est-ce que vous préférez trouver une solution efficace pour que votre chien ou votre chat arrête de pisser ou chier n'importe où ?

Car, comprenez bien ceci – et on ne le répètera jamais assez :

NON !
(bordel de merde !)
ON NE MET PAS la tête d'un chat ou d'un chien dans ses excréments 
pour lui apprendre à être "propre".

Vous devez comprendre que le chien ou le chat n'en a STRICTEMENT RIEN À FOUTRE qu'on le "confronte" à ses excréments : c'est un chien, un chat, PAS UN HUMAIN.Les chiens et chats se reniflent le cul, se lèchent le trou de balle, boivent leur pipi ou celui des autres parfois, se lèchent la bite ou la foufoune, bouffent du crottin.

Alors croire que lui mettre le nez dans ses excréments va l'indisposer (au point de lui faire comprendre *comme par magie* le lien avec "il faut faire pipi dehors / dans la litière") est juste un anthropomorphisme ridicule : un être humain ayant appris les concepts culturels d'hygiène, de propreté et de saleté sera dégoûté qu'on lui mette le nez ou le visage dans sa merde ou son urine.
Mais pas un chien ou un chat, ni même un rhinocéros ou un hibou.

Certains diront :  
« Oui mais moi j'ai eu 722 chats, 647 chiens, j'ai utilisé cette technique et ça marche ! »

Non, ça ne "marche" pas.

Les très rares fois où "ça marche", en fait ce n'est pas la méthode "Lui mettre le nez dans son pipi / son caca" qui marche.
C'est juste que le chien, ou le chat, a fini par comprendre autrement : tout seul, en imitant d'autres chiens et chats par exemple, ou en repérant certains signes de votre comportement qui lui ont fait comprendre où il faut faire ses besoins.



Le comportement des chiens et des chats a été – et est encore – étudié et réétudié et ré-réétudié.
ON SAIT, c'est prouvé, que la méthode "Lui mettre le nez dans son pipi / caca" NE FONCTIONNE PAS, elle peut même aggraver la situation et les troubles du comportement, les "bêtises" de l'animal.
Soutenir que cette méthode est efficace, c'est comme soutenir que la Terre est plate, ou qu'elle est au centre de l'Univers.


Que se passe-t-il quand on lui met la tête dans son pipi ou son caca ?

Quand vous mettez la tête de votre animal dans sa pisse ou dans sa merde, il ne comprend pas ce que vous attendez de lui. Il comprend juste une chose : vous l'agressez, vous le brutalisez, vous lui faites mal, vous hurlez : bref, vous n'êtes pas content. Du tout.

Mais le pourquoi de votre accès de rage soudaine, il ne le comprendra pas avec ce genre de méthodes. Il ne peut pas le comprendre comme ça.

Et si vous brutalisez votre animal sans qu'il ne puisse en comprendre la raison, voici ce qu'il va retenir : vous êtes instable, vous pouvez exploser de colère à tout moment, vous êtes imprévisible.
Ce qui, en "langage chien" signifie : vous êtes un mauvais chef de meute. On ne peut pas vous faire confiance.
En "langage chat", cela signifie : vous représentez un danger potentiel.

Et quand un animal est confronté à un mauvais chef de meute, un mauvais dominant, ou à un danger, il n'a que trois options :
- attaquer (se défendre)
- fuir (fuguer à la moindre occasion)
- subir, en mode "paillasson" complet : guetter vos moindres faits et gestes pour tenter de détecter votre prochaine "crise de colère", ou vous éviter comme la peste, bref vivre dans la crainte et le stress permanents. Ce qui provoque : des troubles du comportement chez l'animal (malpropreté ; destruction d'objets, d'habits ou de meubles ; attaques soudaines, agressivité, ou au contraire inhibition ("timidité") extrême ; etc). Exactement ce que vous cherchez à éviter, justement.

En résumé : en lui mettant le nez dans son pipi ou son caca, vous aggraverez le problème. Et vous pourriez même en déclencher de nouveaux...


C'est vous le maitre : c'est à vous de changer votre comportement, vous adapter, et devenir un "bon" maitre

Un "bon" chien, un "bon" chat, c'est le résultat du travail : d'un bon maitre.
Il n'y a rien de sorcier : un "bon" dresseur de fauves pourra obtenir presque tout ce qu'il veut de ses animaux ; un "mauvais" dresseur de fauves sera tout juste capable de faire tenir tranquille deux tigres sur un tabouret pendant dix secondes.

De ce "bon" et "mauvais" dressage, de ces bonnes et moins bonnes méthodes, est né un changement de vocabulaire et donc de concept : par exemple, aujourd'hui on ne parle plus de "dresser son chien", mais d'éducation canine.
On est passé du "dressage" : utiliser des méthodes basées sur l'autoritarisme et la crainte de l'animal envers son maitre ;
à l'éducation : prendre en compte les spécificités de chaque espèce animale, leur comportement "naturel", et développer leurs facultés d'apprentissage pour obtenir de meilleurs résultats.

On ne "dresse" pas son animal à devenir propre : on lui apprend à être propre. Et ce n'est pas en brutalisant un animal qu'on lui apprend à être propre.


Si vous ne changez pas de méthode...

Si vous êtes buté, borné, et que vous persistez à utiliser la méthode "Lui mettre le nez dedans", voilà ce qui va se passer : vous allez installer un cercle vicieux, et vous ne résoudrez pas les problèmes de pipi-caca partout. Au mieux, vous "déplacerez" le problème, et vous en créerez de nouveaux.

Voilà comment ça se passe :

1 * l'animal fait "une bêtise"
2 * mauvaise réaction du maitre (lui mettre le nez dedans, hurler, le frapper, etc)
3 * augmentation du stress de l'animal
4 * donc l'animal fait de nouveau des bêtises dues au stress : faire pipi-caca n'importe où ; mordre / attaquer / développement de l'agressivité ; mordillages, griffage voire destruction de meubles, de la literie ; troubles compulsifs divers, comme se lécher ou se gratter jusqu'au sang, etc...
5 * re- mauvaise réaction du maitre
6 * augmentation du stress de l'animal
7 * l'animal fait de nouveau des bêtises (voire apparition, persistance ou aggravation de troubles du comportement) dues au stress
8 * et ainsi de suite...

C'est emmerdant, hein. Car, à moins que vous ne soyez masochiste et adoriez vous créer des problèmes dans la vie (c'est vrai qu'on en n'a pas déjà assez), rien ne vous oblige à vous taper cette séquence et succession de galères.
Il suffit de changer la séquence au niveau 2 :
quand votre animal fait une connerie (et il en fera !, c'est obligé ^_^ C'est un être vivant qui a ses propres réactions, pas un meuble ; et il fera toujours moins de conneries que les êtres humains, vous en souvenir vous aidera à relativiser), ayez une BONNE réaction, réagissez adéquatement, parce qu'entre votre animal et vous c'est tout de même VOUS qui êtes (sensé être) l'espèce la plus évoluée des deux, et donc celle qui a les capacités de prendre du recul et de réagir non pas par instinct (s'énerver) mais avec intelligence.

Le plus compliqué dans toute cette histoire, ce n'est pas d'apprendre la propreté à votre animal.
Le plus compliqué, et ce n'est pas si compliqué alors arrêtez de faire vos chochottes, c'est : d'admettre que vous avez tort. Admettre que "lui mettre le nez dedans" (ou lui fracasser la tronche) n'est pas une bonne méthode.
Et c'est tout le problème de l'humanité d'ailleurs : avec la conscience de soi, vient l'égo, la fierté, et parfois l'orgueil. Qui, utilisés judicieusement, permettent de ne pas sombrer dans la dépression et la mauvaise estime de soi, ok d'accord. MAIS. En matière d'éducation (animale, et même humaine), ça fonctionne nettement moins bien, faut bien l'admettre.

Bref : vous avez tort.
Mais c'est pas grave ! Puisque maintenant que vous en avez conscience, vous allez pouvoir changer de méthode et avoir raison :D
Elle est pô belle la vie ?


Lui mettre le nez dedans c'est débile, ok, mais maintenant qu'est-ce qu'on fait ?

On essaie déjà de comprendre POURQUOI l'animal fait pipi ou caca n'importe où ou n'importe quand. Et en tout premier lieu, on vérifie s'il ne s'agit pas d'un problème médical.
Quand un chien ou chat habituellement propre commence à uriner n'importe où, c'est parfois contre sa propre volonté : il ne peut pas se retenir. Le plus souvent, il s'agit d'une infection urinaire. Il faut alors consulter un vétérinaire en urgence, car une "banale" infection urinaire non soignée peut vite dégénérer : provoquer de petites hémorragies, ou une infection plus grave qui se généralise, et c'est - en outre - extrêmement douloureux.

Pour vous informer sur tout un tas de choses utiles à savoir quand on a un animal, voilà un blog de véto qu'il est bien : cliquez ici.

Et puis apprendre à ses animaux à être propre, c'est pas compliqué :


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"Tous les animaux connaissent ce qui leur est nécessaire, excepté l'homme."
Pline l’Ancien

mercredi 4 juillet 2012

Une pause en photos - avec le Nokia N8

Je n'aurai plus accès à Internet quelques temps (le moins possible j'espère, prions le Saint patron des geeks... au fait c'est qui ?!), alors je vous laisse avec quelques photos pour patienter agréablement :)

Les photos ont été réalisées avec mon téléphone portable Nokia N8.

À bientôt !

































Et puis je dessine aussi... hop allez je vous en montre un (d'autres dessins ici) :



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"Vous n’avez pas besoin d’aller chercher les photos, la matière est généreuse. Vous sortez de chez vous et les photos sont là à vous regarder fixement."
Lee Friedlander