mercredi 22 novembre 2017

Animal Crossing Pocket Camp : un vrai Animal Crossing de poche !

Comme toute personne saine d'esprit, je me suis jetée sur Animal Crossing Pocket Camp, disponible depuis peu sur smartphones IOS et Android et tablettes.


Verdict ? C'est trop cool top choupi sympa ! Je craignais que la célèbre franchise de jeux Animal Crossing pâtisse d'une adaptation sur smartphone. Le dernier opus, Animal Crossing Happy Home Designer sur Nintendo 3DS, n'était pas fameux et s'était fait passablement descendre en flèche par les critiques. Une version smartphone d'Animal Crossing ne risquait-elle pas d'être une simple adaptation ratée, ou pire un jeu n'ayant rien à voir avec le gameplay si particulier d'Animal Crossing (qu'on adore ou déteste) et juste inspiré de son univers ?
Mais voilà mes inquiétudes oubliées. Après quelques heures acharnées passées dessus, je suis conquise : Animal Crossing Pocket Camp est un VRAI Animal Crossing, youpi !


On peut cueillir des fruits, chasser les insectes, pêcher, ramasser des coquillages, revendre le tout pour amasser des clochettes, ou donner ce dont ils ont besoin à nos (futurs) campeurs en échange de matériaux divers, utiliser ces matériaux pour construire des meubles et objets variés ainsi que des vêtements, discuter avec les habitants pour augmenter notre niveau d'amitié, aménager et décorer le camping ainsi que notre camping-car, visiter le camping d'amis via un "code Pocket", et bon nombre de ces actions offrent des récompenses à la clé. 

(prenez garde à la décoration, certains objets ne sont pas faits pour être placés de face ^^") 


Des évènements et objets spéciaux ponctuent l'aventure, on peut par exemple avoir Tom Nook et Kéké dans notre camping !


L'interface n'est pas très intuitive : par exemple lorsqu'on finit une quête on doit réclamer la récompense, puis celle-ci est d'abord envoyée dans une boite de réception qu'il nous faudra ouvrir pour récupérer ladite récompense. Le but est peut-être de rajouter des manipulations (inutiles) pour "meubler" le jeu, allez savoir. Néanmoins, même sans être géniale l'interface est loin d'être horrible : on prend vite ses marques et accède facilement aux différentes parties du jeu.

Les graphismes sont très beaux et choupinou à souhait, l'ambiance sonore très bien travaillée et les musiques très jolies, c'est un vrai plaisir de jouer à Animal Crossing Pocket Camp. D'autant plus qu'il est gratuit ! Les plus riches ou impatients pourront mettre la main au porte-monnaie (non virtuel celui-là) pour acquérir plus vite un objet par exemple, mais les désargentés pourront parfaitement profiter du jeu aussi : en cueillant, pêchant, remplissant des quêtes et des défis, montant de niveau, les occasions sont nombreuses d'engranger les fameux "tickets verts" permettant d'accélérer les fabrications d'objets et autres petites surprises.

Si vous ne connaissez pas la série de jeux Animal Crossing c'est une excellente occasion de la découvrir, et si vous la connaissez et l'appréciez déjà n'ayez aucune crainte : Animal Crossing Pocket Camp est un "vrai" Animal Crossing. Foncez ! (en camping-car !)



Et voici mon code Pocket si vous voulez m'ajouter en amie et visiter mon camping :)

mardi 31 octobre 2017

"Beyond Stranger Things", Harvey Weinstein ? Le consentement des enfants acteurs

La saison 2 de Stranger Things à peine arrivée et sitôt regardée, il est tentant de prolonger l'aventure avec le documentaire Beyond Stranger Things, où les créateurs de la série (les frères Duffer), producteur (Shawn Levy) et acteurs sont invités par Jim Rash à confier au public diverses analyses, coulisses et anecdotes de tournage. JUSQU'ICI TOUT VA BIEN.

Ou pas, car les interviews sont mal menées, ça part en tous sens et ça papote de la pluie et du beau temps (un gamin se mouche, ou joue avec un dé, et c'est parti pour cinq minutes de hors-sujet ; sur un épisode de 20 à 25 minutes ça fait beaucoup), c'est globalement assez inintéressant, et on découvre que la plupart des acteurs et l'équipe de production et de création ont rarement discuté de la série ensemble (ils parlent de quoi sur les tournages ?). Mais laissons de côté ces considérations.

Une chose est passée inaperçue dans cet aftershow. Passée inaperçue alors qu'elle était le sujet même de la conversation que tenaient les protagonistes du show. Passée inaperçue dans tous les articles que j'ai pu lire jusqu'ici sur Beyond Stranger Things.
Cette chose passée inaperçue, c'est le consentement.


Dès la quatrième minute de Beyond Stranger Things, une "anecdote" est révélée.
Sadie Sink (qui interprète Maxine) n'était pas sensée embrasser Caleb McLaughlin (Lucas Sinclair), ce n'était pas dans le scénario. C'est Finn Wolfhard (Mike Wheeler) qui l'a suggéré, pour "embêter" Caleb et Sadie. Matt Duffer a dit oui, transformant une "blague" d'ados (pas très marrante) en contrainte professionnelle sur son actrice, non consentante, âgée d'à peine 15 ans alors.

Cette "anecdote du bisou" (quelle dénomination charmante pour désigner une réalité qui l'est bien moins) est évoquée plusieurs fois, et à aucun moment personne autour de la table, enfants comme adultes, n'entend le NON de Sadie.
Elle le formule pourtant clairement !

Mise au courant la veille, elle angoisse. Millie Bobby Brown qui partageait sa chambre la "taquine" et lui demande si elle a hâte. Sadie rétorque (Millie Bobby Brown raconte la scène et imite Sadie, visage déconfit et bouche tremblante) : « Millie, je.. Je ne veux pas y penser. Ça n'arrivera pas. Je vais sûrement danser et c'est tout. »

Arrive le moment de tourner la scène : les exigences du tournage obligent Sadie à recommencer plusieurs fois. Elle a bien du mal à se prêter au "jeu", ce dont Millie Bobby Brown se moque en mimant Sadie faire des bisous rapides et peu convaincants.

Deuxième épisode de Beyond Stranger Things, vers la 18è minute, Sadie donne son témoignage. Je recopie tels quels les sous-titres fournis par Netflix :
Jim Rash : Raconte-nous.
Sadie : Ce n'était pas dans le scénario.
Shawn Levy : C'est vai.
Sadie : Le premier jour de tournage du bal, avec Noah (interprète de Will Byers) on regardait les décorations. L'un de vous, Ross je crois, a dit "Prête pour le bisou ?" "Quoi ? Non ! Pas question, c'est pas dans le scénario." J'étais stressée toute la journée. Je vais...
Caleb : C'est si horrible ? (pause) Je comprends que tu sois stressée.
Sadie : Non je me disais "Ça va arriver ou non ?" Ça s'est passé le second jour du tournage du bal.
Duffer : Tu as tellement dramatisé. C'était une blague. Tu étais en panique, ça m'a incité à le tourner.
Sadie : C'est ma faute ?
Duffer : Oui.

Moi : 

Pendant que l'angoisse et le refus de Sadie amusent la galerie, et incitent même l'équipe à insister pour tourner cette scène, le consentement de Caleb est lui parfaitement clair : « Caleb n'arrêtait pas de sourire. Ça plaisait à Caleb. Caleb était prêt. »

Oui mais c'est une actrice, c'est son travail
Non. Aucune carrière, aucun emploi ne vous dépouille de vos droits, et refuser d'embrasser quelqu'un en est un. Aucun job, fusse-t-il grassement payé, ne fait sauter l'évidente et nécessaire notion de CONSENTEMENT.
Une actrice, pas plus qu'une prostituée ou une porno star, n'est obligée de se soumettre à une pratique ou d'accepter un client si elle n'est pas d'accord. Leur travail consiste à fournir une prestation, pas à accepter sans broncher tout ce qu'on leur demande. C'est curieux comme l'objection de conscience parait évidente dans le domaine médical, mais le consentement bien moins en d'autres circonstances.

Revenons à ce "travail d'enfant acteur", et gardons en mémoire que ce sont des enfants, justement. Ils n'ont ni l'expérience ni la maturité affective et sexuelle d'adultes. Je trouve assez grave qu'on fasse vivre de telles situations, qui ont un impact sur la vie réelle, intime, privée, à ces jeunes gens et tout ça sans filets, sans conseiller psy ni rien.
Sadie : C'est dur de faire un premier baiser devant 200 figurants. Et leurs parents, l'équipe, et ma mère.
Duffer : Et devant bien plus de gens. (les spectateurs)
Sadie (qui réalise tout juste) : Oh my god.

Dans le troisième épisode de Beyond Stranger Things, vers la 18è minute, l'un des frères Duffer évoque une toute autre scène. Celle où Dustin Henderson (interprété par Gaten Matarazzo) se prend râteau sur râteau au bal d'hiver, et finit seul pleurant dans son coin.
Duffer : On faisait un zoom sur toi avec la musique qui passe, et j'ai vu que notre machiniste, un dur avec une crête, pleurait. (...) Ce regard est tellement déchirant. Plein de spectateurs de la série vont s'identifier avec ce moment (...) on reste seul dans son coin, c'est dur.

Quelle empathie !
Je vous rappelle qu'auparavant il a jugé "drôle" d'obliger une jeune fille de 15 ans à embrasser un garçon contre son gré, devant des inconnus et sa famille, devant des caméras. Mais un garçon qui se prend des râteaux et finit seul au bal, ça en revanche ça lui déchire le cœur. Évidemment.
Évidemment, car lui même s'identifie à ce personnage.
Le problème est qu'aujourd'hui encore, de trop nombreuses femmes et adolescentes s'identifieront à Sadie. Il y a bien pire que de finir seul au bal : subir des contacts intimes contre son gré. Mais peut-être faut-il être une femme, ou un homme plus intelligent et empathique que la moyenne, pour le comprendre.

Oui je parle de "moyenne", car j'ai lu un tas d'articles sur Beyond Stranger Things, guetté et lu énormément de tweets, et je n'ai trouvé aucune réaction à l' "anecdote du bisou (forcé)".
On a donc une adolescente d'à peine 15 ans, contrainte par ses "amis" et son patron à embrasser pour la première fois et contre sa volonté un garçon, qui a signifié plusieurs fois et clairement son refus, a manifesté physiquement sa détresse (stress, angoisse, regard inquiet, bouche tremblante, tentative de minimiser le contact physique en faisant le "bisou" le plus rapidement possible), à qui on a demandé de rejouer la scène plus d'une dizaine de fois, devant 200 inconnus ainsi que des membres de sa famille. Pendant ce temps je lis qu'Harvey Weinstein et d'autres "sont des porcs" mais que l'aftershow Beyond Stranger Things c'est vraiment super bien
Et qui propose l'aftershow Beyond Stranger Things où on se marre bien en racontant comment on a forcé la main à une jeune fille pour qu'elle embrasse un garçon ? Netflix.


samedi 22 juillet 2017

(mini) Test de Harvest Moon : le village de l'arbre céleste [Nintendo 3DS]

Disponible depuis le 1er juin 2017, Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste vaut-il le coup (d'œil, de stylet, de cœur..) ? Oui, non, bof, si, mais ça dépend. Mini explications ci-dessous.

Ce Harvest Moon est, comme le veut la tradition, un jeu de simulation de vie à la ferme assez complet, et même très très complet : on cultive des fruits et légumes, on élève du bétail et d'autres animaux et on utilise leur laine, leur lait ou leurs œufs, on pêche, on cueille, on cuisine, on papote avec les voisins et plus si affinités (l'amour est dans le pré carré), on fait ami ami avec les animaux sauvages, on bûcheronne, on casse des cailloux (génial !, et puis les enfants adorent ça), on exploite des mines alentours, et on creuse, on remplit, on creuse, on remplit, on creuse, on remplit.. car on peut modifier le terrain qui nous a été confié par la Déesse des récoltes (une meuf très sympa aux cheveux bleus). 

Et là tout de suite, sans transition, j'ai envie de vous dire que je me demande un peu à quel public s'adresse ce jeu vidéo : l'histoire principale (car il y en a une, et oui) et les personnages sont plus qu'enfantins (pour ne pas dire simplets), mais la prise en main du jeu est très exigeante, et surtout très poussive pour un enfant : pour terraformer (modifier le terrain) par exemple, on ne peut modifier qu'un carré par carré pendant une longue phase de jeu, et il faut aussi être placé sur le carré voisin, et environ au même niveau. Autrement dit terraformer est vraiment long et pénible. 
Mais il n'y a pas que ça. De nombreux bugs ou défauts laissent présager que Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste ne sera pas une expérience agréable pour un enfant, surtout s'il est novice dans ce type de jeu. Ce n'est pas que le jeu soit trop complexe (les enfants ont parait-il un cerveau et seraient même tout à fait capables de l'utiliser pour des opérations cognitives et intellectuelles élaborées ; d'ailleurs il serait bon de le rappeler aux éditeurs de jeux vidéo), il est juste bourré de défauts qui pourraient facilement le décourager ou entraver sa progression.

Revenons-en au jeu et à ses défauts, justement. Pêle-mêle, on peut citer :

* Jouabilité : achievement locked
La jouabilité est assez mauvaise ; le jeu exige une précision parfaitement inutile (on n'est pas dans un FPS..), et parfois à deux pixels près on ne peut plus interagir. On se retrouve à courir en tous sens en appuyant frénétiquement sur le bouton A pour lancer une discussion avec un voisin (et ce ne sont pas des manières, voyons !), ou galérer comme c'est pas permis pour réussir un banal saut.

* Bouge de là
Le déplacement aléatoire des animaux sauvages, de nos animaux de ferme et des personnages est digne des pires déplacements de PNJ de Skyrim. C'est insupportable. On se retrouve bêtement coincés dans la grange car la vache, la vendeuse d'animaux et son fils ont apparemment comploté durant la nuit pour nous séquestrer. Dans le restaurant de la ville, c'est une table et la fille du cuisinier qui ont œuvré pour m'empêcher de rejoindre la sortie, alors qu'il y avait pourtant la place de passer : mais l'intelligence artificielle est fourbe, ou un peu psychorigide, et en avait décidé tout autrement. Et en pleine exploration, c'est un petit lapin qui aura décidé de squatter l'UNIQUE carré sur lequel vous pouvez aller pour poursuivre votre chemin.


* Terraformer, progrès social ou torture moderne ?
Comme je le précisais plus haut, terraformer est une torture. On travaille carré par carré pendant très longtemps (puis par trois carrés, puis neuf), tout en veillant à le faire depuis un carré voisin qui soit au même niveau ou presque. Travailler sur de grandes surfaces demande donc de l'ingéniosité (car pour atteindre une zone en hauteur ou en profondeur, il vous faudra parfois au préalable emprunter des chemins tortueux ou les créer vous-même) mais aussi beaucoup de temps, les travaux pouvant s'étaler sur plusieurs jours voire semaines.
MAIS.
Justement le temps passe, et chaque jour apporte son lot de rochers générés aléatoirement sur le terrain. Et parfois le hasard est un gros, gros, gros connard (si, il faut le dire, le peuple doit savoir) qui pose un rocher pile au mauvais endroit, bloquant toute perspective de travaux ou presque : il faudra alors crapahuter en faisant un long détour, ou creuser / remplir une zone qu'on venait justement de finir uniquement pour pouvoir rejoindre ce rocher scélérat et l'exploser à coup de marteau pour lui apprendre le respect des travailleurs de la terre.
Bref, terraformer n'est pas un long fleuve tranquille, surtout quand le hasard s'en mêle (trop).

* Quêtes : tout ou rien
Ça peut paraitre anodin, mais.. mais moi ça m'énerve : on ne peut pas remplir les quêtes au fur et à mesure, mais en une seule fois. Exemple : une voisine a un besoin urgent et irrépressible de tulipes et de tomates. Vous avez quelques tomates sur vous, vous aimeriez les lui donner en vous exclamant "C'est toujours ça de pris Ginette, je te ramène le reste plus tard !" Et bien non ! Ginette s'en fout, Ginette veut dix tulipes et six tomates, elle ne veut pas de vos quatre pauv' tomates qui trainaient dans vos poches depuis trois semaines (elle a peut-être raison Ginette, finalement).


* Quêtes-bis : un jour, peut-être
Les quêtes annexes sont semble-t-il aléatoires et donc pas liées à notre progression dans l'histoire principale, résultat : un habitant peut vous demander une ressource (minerai, bois dur..) que vous n'êtes pas encore en mesure d'obtenir. Pire : on ne peut pas refuser les quêtes, ni les annuler ensuite. Alors certes, les quêtes ne sont pas limitées dans le temps ; et c'est tant mieux !, car il faudra de la patience à vos voisins pour obtenir, un jour peut-être !, ce qu'ils vous ont demandé.

* Lost in the champs
La partie purement "didacticiel" est bonne : on comprend vite comment manier la pelle ou nourrir ses bêtes. Mais la progression dans le jeu est en revanche très mal accompagnée. Si, pour reprendre l'exemple précédent, un habitant vous demande une ressource que vous ne pouvez pas encore obtenir, rien ne vous l'indiquera. Si on vous demande du matériau de verre alors que vous n'avez pas encore découvert l'existence de mines ou que vous n'avez pas encore de marteau pour extraire les minerais, votre salut ne sera pas dans l'aide du jeu mais sur un topic de forum. Et si j'apprécie l'aspect communautaire et solidaire du jeu vidéo, qui nous mène à dialoguer avec nos pairs pour trouver des "soluces", je n'apprécie pas en revanche qu'on y soit contraints pour tout et rien.

* La Fête des Voisins ? Je peux pas, j'ai aqua-poney
Le site officiel de Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste mentionne "de nouveaux habitants, chacun possédant sa personnalité et ses excentricités". C'est vite dit. Par "chacun possédant sa personnalité" il faut en réalité comprendre "chacun possédant un trouble de la personnalité" (et malheureusement aucun psy ne s'installera dans votre champêtre et dysfonctionnelle bourgade) tant les traits de caractère sont forcés, le tout sans aucun charme ni humour efficace (je suis pourtant très bonne cliente de l'humour à hauteur de pâquerette ou de dahlia rose). Quant à leurs "excentricités" on en aura vite fait le tour : les phrases aléatoires durant les conversations sont peu nombreuses et reviennent donc régulièrement, ce qui ne motivera pas vraiment le joueur à interagir avec les habitants.

Mini-test, mini-conclusion
Harvest Moon : Le village de l'arbre céleste est loin d'être parfait et a de nombreux défauts, mais si on aime les Harvest Moon ou globalement les jeux de simulation de vie à la ferme, il serait dommage de passer à côté. Il y a une foultitude de choses à faire, et même si les quêtes ne sont pas passionnantes la durée de vie du jeu est excellente et l'univers suffisamment joli et agréable pour nous donner envie d'allumer la console.

jeudi 4 mai 2017

Comprendre l'élection présidentielle française de 2017

Le second tour opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen fait couler beaucoup d'encre construire de nombreux barrages "républicains" et "antifascistes", mais il a surtout semble-t-il rendu perplexes voire horrifié nombre de concitoyens. L'émotion n'étant pas toujours, loin s'en faut, la meilleure amie de la réflexion, voici quelques articles qui me semblent indispensables pour bien, ou mieux, appréhender tout ce qui s'est joué et se joue encore dans cette élection.








Quant à la stratégie du "barrage", gare aux effets inattendus.


lundi 24 avril 2017

Macron, piège à ... ?

Pour nombre de français, le pire est advenu : un second tour Macron / Le Pen.
Malheureusement, cette année n'est pas une élection à deux tours mais un seul : Marine Le Pen étant déjà assurée de longue date d'être au second tour, mais assurée aussi de ne pas gagner, son rival serait nécessairement le futur président de la république française. Et qui est son rival ? Macron..

Macron ! MACRON ! Comment a-t-on pu ? Comment a-t-il pu ? 


Macron, c'est la démocratie devenue folle : n'importe quel gugusse peut être élu s'il présente bien et maitrise la tchatche. Et s'il a un bon carnet d'adresses, bien sûr.

Pour des gens comme Macron, la France n'est pas une patrie mais une simple zone géographique et administrative ; la France n'est pas une nation avec sa culture, mais une part de marché ou une force de production dans l'univers merveilleux du mondialisme ; la France n'est pas un peuple mais une somme d'individus qui doivent rêver de devenir milliardaires ; les questions sociétales ne sont plus des enjeux éthiques dont le peuple peut s'emparer, elles ne sont plus qu'émanations exotiques de la "sphère privée" et de la liberté de chacun – chacun étant devenu un organisme isolé, déraciné, hors sol, mu par la satisfaction de ses seuls besoins et désirs, et la conquête de nouveaux droits individuels. La France start-up et sa cohorte d'employés, heureux consuméristes désincarnés. À quel prix : nos acquis sociaux, notre souveraineté nationale.



Opération Max La Menace
"Et quand bien même Macron serait nul, c'est toujours mieux que Marine Le Pen !" Voilà l'assertion martelée avec solennité depuis que le résultat du premier tour de l'élection présidentielle est connu.
"Y'a pas pire que Marine", vraiment ?

De deux choses l'une : soit le FN est un parti réellement dangereux pour la démocratie, comme nous le répètent tous les ténors ou presque des médias et de la classe politique, et il faut alors l'interdire, le dissoudre, comme la loi le permet. Soit c'est un parti légal et rien ne justifie le chantage permanent qu'on exerce sur les électeurs dès que le FN est en position de remporter une élection.
Vous pensez que le FN est dangereux, soit. Mais que penser alors des innombrables hommes et femmes politiques qui ne font rien pour le dissoudre ? Ne sont-ils pas in fine les vrais (ir)responsables ? Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice de mai 2012 à janvier 2016, femme, à la peau noire, de Gauche, cultivée, serait-elle inconsciente de la menace que représenterait le FN ? Tout ce temps au pouvoir, et rien d'entrepris pour dissoudre ce dangereux parti fascisant ?! Les heures les plus sombres de notre histoire à notre porte depuis au moins 15 ans (21 avril 2002), et personne n'a pensé à prendre une boite d'allumettes ? Non, grand Dieu ! Combattons plutôt le mal en invoquant le grand peuple Castor et son fameux barrage républicain !


Est-ce que ce monde est sérieux ? ♪♪
Voilà où nous en sommes. Une Marine Le Pen tellement terrible que même voter pour un âne afin de la battre ferait l'affaire pour bon nombre de nos concitoyens. Dommage car c'est bien Macron, le baril de lessive de Bruxelles, et non Bourriquet le seul élu en position de battre Marine Le Pen.
Et il est bien là, le problème. Macron a été élu. C'est ça qui me terrifie bien davantage que tout le reste. Elle est là la VRAIE crise démocratique, et pas ailleurs. On a été capables d'élire un baril de lessive. 

Ne comptez pas sur moi aux lavoirs dimanche prochain.
Je ne voterai jamais pour une lessive ni un âne : quoi qu'on en dise, la plus grande menace pour une démocratie reste ceux capables de voter pour eux.

vendredi 12 août 2016

L'Alzheimer joyeux

De nos jours, le passé est mal vu. S'attacher aux acquis sociaux serait du passéisme, aimer Stranger Things un symptôme que "la maladie de notre société c'est le nostalgisme", et se méfier de ce qu'on nous présente comme "le progrès" serait la marque d'esprits obtus "bloqués dans le passé".

Ce mépris pour ceux qui seraient "bloqués dans le passé" m'a rappelé la maladie d'Alzheimer, et une charmante mamie qui en était atteinte. Pour être bloquée dans le passé, ça oui elle l'était... Pas tout le temps, mais assez souvent. Et contre toute attente, ce n'était pas si terrible.

On parle toujours de la maladie d'Alzheimer d'une manière affreuse. Parce que cette maladie est affreuse, effectivement.
Mais pas toujours. Enfin je veux dire, pas seulement.

Cette vieille femme atteinte d'Alzheimer - appelons-la Mamie Huguette - habitait non loin. Il arrive que des malades d'Alzheimer "bloquent" sur une période précise de leur vie, le plus souvent sur une période remontant loin dans le passé. Pour Mamie Huguette, c'était 42.
1942. La Seconde Guerre Mondiale, la France occupée, les nazis à Paris, tout ça.

Et quand Mamie Huguette se croyait en 42, c'est tout le quartier qui était en état d'alerte !
Parce que, quand Mamie Huguette se croyait en 42, elle disparaissait dans les rues à la recherche de tickets de rationnement.
Ou parce que, quand Mamie Huguette se croyait en 42, et qu'elle était en visite chez des amis avec son fils, elle s'éclipsait pour piquer toute l'argenterie dans l'espoir de la revendre au marché noir.

Vous me direz (à tort) qu'elle aurait sûrement été mieux dans "une maison spécialisée" ?
Pas du tout.
Elle vivait avec son fils, dans leur maison, et hormis les quelques "alertes Mamie Huguette" qui émaillaient parfois la vie du voisinage, il y avait aucun problème. Son fils s'occupait admirablement bien d'elle. Il avait rapatrié toutes les affaires de sa mère au rez-de-chaussée, pour qu'elle ne tombe pas dans les escaliers. Il était presque toujours en sa compagnie, et lorsqu'il n'était pas là c'était une auxiliaire de vie qui prenait le relais. Et ils prenaient toujours soin de verrouiller la porte, pour que Mamie Huguette ne s'échappe pas dans la nature avec de l'argenterie volée ^^"

Sauf que Mamie Huguette, c'était Houdini... la reine de l'évasion !
Elle trouvait toujours un moyen de fuguer (en même temps, il faut la comprendre : elle, elle se croyait vraiment en 42, elle pensait vraiment avoir besoin de tickets de rationnement, etc ; c'est le genre de choses qui vous motive pour une évasion, pour sûr...).
Mais à force, tout le monde était rodé : une fois c'était les policiers qui la ramenaient, un fois c'était les gendarmes, un coup c'était un voisin, une autre fois c'était un commerçant du quartier, etc. On n'a jamais complètement perdu Mamie Huguette ^^"

Bref, les escapades de Mamie Huguette, mine de rien ça mettait de la vie dans le quartier. Et puis ça donnait lieu à des conversations dans la rue pour le moins incongrues :
- Hé ! T'as pas vu Mamie Huguette ? Son fils la cherche.
- Non je l'ai pas vue. Mais va demander à Madame Trucmuche, peut-être qu'elle y sera retournée chercher des tickets de rationnement !

Certes, quand elle prenait son fils pour son défunt mari, c'était moins drôle... mais globalement, on peut dire que Mamie Huguette avait "l'Alzheimer joyeux". Et une joie communicative.

C'était tout ça, l'"Alzheimer Joyeux" de Mamie Huguette.
C'est quand vous n'êtes pas "la patiente", la "malade" ou "la vieille folle" mais juste "Mamie Huguette". C'est quand vos crises ne sont pas tant des sources d'angoisse pour vous ou vos proches que des "anecdotes" cocasses dans le quartier. C'est quand on peut prendre soin de vous jusqu'au bout, refusant le placement en institution et préservant vos habitudes et repères. C'est quand tout un réseau d'amis, de proches, de voisins, de professionnels se créé, un filet de sécurité humain qui vous rattrape toujours. C'est quand la personne atteinte d'Alzheimer repart dans ses divagations, dans "son monde", et qu'on l'accompagne, en douceur et pourquoi pas avec humour.



Post-Scriptum :
J'ai une théorie sur la nature des fugues de Mamie Huguette :
« Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri ! »
Milan Kundera, extrait de Le Livre du rire et de l'oubli
Peut-être que c'est ce qu'elle faisait, Mamie Huguette.
Peut-être qu'elle ne cherchait pas des tickets de rationnement, peut-être qu'elle ne cherchait pas de l'argenterie à refourguer sur le marché noir.
Peut-être que Mamie Huguette, en fait, elle courait après ses souvenirs...


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"La mémoire est toujours aux ordres du cœur."
Rivarol

jeudi 7 juillet 2016

Une journée à Japan Expo (2016) et test des casques VR (Gear et Playstation)


Aujourd'hui débutait Japan Expo édition 2016, et après moult galères, hésitations et péripéties, j'ai pu m'y rendre ! Youpi. Nous voici partis, avec mon compagnon, direction Parc des Expositions de Villepinte : en RER, comme des pauvres. Scoop : les transports en commun ne sont toujours pas, dans l'ensemble, accessibles aux fauteuils roulants. NOUS SOMMES EN 2016, pour information. Autrement dit on nous a largement survendu le 21ème siècle : on n'a toujours pas de voitures volantes, ce qui n'est guère étonnant vu qu'on peine déjà à construire des rampes et à entretenir des ascenseurs. 
Zeus merci, une performance de rappeurs dans le RER a donné à ce périple une note rythmée et joyeuse (notez que ça ne semblait pas être l'avis de tout le monde dans la rame, mais ces gens n'ont pas d'âme).

Nous voilà arrivés au Parc des Expos, affrontant des dédales de barrières et moult détours pour trouver ENFIN l'entrée de Japan Expo : plan Vigipirate Alpha Plus Ultra Édition État d'Urgence Deluxe oblige, l'accès à Japan Expo a changé cette année et il semblerait que l'opération antiterroriste privilégiée à Villepinte consiste à tenter de perdre lesdits terroristes dans le Parc avant qu'ils ne trouvent l'entrée du festival. Moi je dis : bien vu, c'est pas con, fallait y penser.

« En France on n'a pas de pétrole, mais on a des idées »

Nous y sommes ! Le Saint Graal du shopping kawaï, des goodies made in China, des jeux vidéo dansants (mais pas que, heureusement), du cosplay cosmopolite et de la nourriture hors de prix s'ouvre devant nous - ou presque, il y a déjà beaucoup de monde et la marée humaine de Japan Expo ne s'ouvre pas aussi bien que la mer devant Moïse. 

On passe faire un petit coucou à MO5.com

Puis on passe voir Marcus !, dont le stand n'est pas loin. Au menu : bisouilles et papotages (TÛT TÛT LES RAGEUX), test du casque de réalité virtuelle de Samsung (Gear VR), et un peu de flipper South Park.



Nous voilà repartis en vadrouille, nos oreilles sont alors agressées par de la musique tonitruante : un stand de jeu de danse !, évidemment ("évidemment" car il y en a pléthore à Japan Expo, si vous aimez vous dandiner c'est the place to be).

On a bien mérité une pause clope sous le ciel bleu et le chaud soleil, le moment idéal pour admirer-mon-vernis-à-paillettes-qu'il-est-trop-beau-mon-vernis-à-paillettes-je-kiffe-mon-vernis-à-paillettes-c'est-méga-beau-joli-les-paillettes :
Séphora, vernis Nail Designer, référence "Under the blue stars"

Retour dans l'antre festive et commerciale du soleil levant : direction le stand Nintendo et le royaume d'Hyrule, mis à l'honneur cette année pour les trente ans (déjà !, comme la mort nous guette le temps passe) de The Legend of Zelda.



Séquence émotion, conversation à bâtons rompus et passion (des bouquins et des jeux vidéo) avec mes chouchous (je n'ai aucune objectivité, on ne me paie pas assez pour ça) : Pix'n Love !



Et juste à côté, youpi chouette que la vie est bien faite (des fois, rarement, mais ça arrive) : le stand Playstation VR ! La vie est doublement bien faite puisque j'ai enfin pu rencontrer Donwar, et même carrément triplement bien faite puisque l'équipe Sony Playstation du stand a gentiment accepté de nous permettre de tester le casque Playstation VR alors que nous n'avions pas réservé (et oui : c'est sur réservation, il faut s'inscrire en ligne au préalable).




Et alors, ça donne quoi la réalité virtuelle ?

J'ai pu tester cette année, et pour la première fois, deux casques de réalité virtuelle : celui de Samsung (Gear VR) et celui de Sony (Playstation VR).

J'avais un a priori assez négatif sur la réalité virtuelle : de manière générale, je ne cours pas (haha) après les nouveautés, encore moins techniques, et je suis joueuse de jeux vidéo depuis suffisamment de décennies pour ne rien attendre des déclarations "révolutionnaires" de l'industrie : si on les écoutait chaque sortie de console, de jeu, de manette, de souris ou de tapis de souris gaming serait une "révolution". Diantre, ça en fait des révolutions depuis le temps !, à se demander si la dictature du prolétariat ne s'est pas perdue en chemin parce qu'on ne voit toujours rien venir, hein.

Bref, quand on me parle de jeux vidéo et de révolution..

De plus, je me "méfie" des jeux et simulations basés sur la reconnaissance de mouvements : quid des joueurs et joueuses handicapé-e-s ? J'aime beaucoup le rétrogaming, mais par choix ; quelque chose me dit que j'apprécierais nettement moins le rétrogaming s'il devenait ma seule option pour pouvoir jouer. Alors chers développeurs et constructeurs : amusez-vous avec la réalité virtuelle, mais assurez-vous de n'oublier personne à bord du train "de la révolution" vidéoludique..

Le casque Gear VR
D'un point de vue esthétique, il ne paie pas de mines surtout si on le compare au casque Playstation VR. Le casque Gear VR a un aspect somme toute classique, là où on dirait le casque Playstation VR sorti tout droit d'un film futuriste. Mais on s'en fout un peu de l'esthétique, après tout. 
Niveau confort : je ne l'ai trouvé ni lourd ni inconfortable, il ne m'a pas du tout gênée lors de mes explorations virtuelles.

Je n'ai pas testé de jeu Gear VR, mais des "immersions" dans divers univers.
D'abord des zombies. Peu bavards. Et pas très intéressants. On peut juste les regarder, et ils ne sont pas fondamentalement hyperactifs. Bref, on s'ennuie vite, très vite.
Ensuite un voyage à travers la planète (rien que ça !, si c'est pas chouette), j'étais sur les eaux, à bord d'un bateau, admirant le paysage.. je me retourne : un couple. DANS MON BATEAU. MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ LÀ ?!, leur aurais-je demandé sur un ton peu amène si toutefois on pouvait interagir avec ce monde virtuel.

Tentative d'interaction

Ensuite, CROIVEZ-MOI OU CROIVEZ-MOI PÔ : j'étais à 3 mètres d'un tigre ! Truc de ouf de dingue de malade. Y'a un tigre à quelques mètres de toi. Puis des chevaux (plus loin, pas trop près des tigres, il s'agit de ne pas transformer un moment de détente en carnage, huhu), des éléphants, des oiseaux dans le ciel, des paysages magnifiques qu'on survole.. On s'y croirait, vraiment. Et je n'avais aucune envie d'enlever le casque, j'étais bien en compagnie de toutes mes copines les bestioles.

Le casque Playstation VR
Il est grave beau. Même si on s'en fout de l'esthétisme, il serait malhonnête de ne pas saluer l'effort en la matière. Et puis tout le monde ne s'en fout pas, aussi. Bref il est hyper classe, design futuriste, avec des lumières et tout et tout (d'ailleurs notez qu'il sera environ impossible de jouer avec un casque Playstation VR en présence d'un enfant, surtout en bas-âge : il se jettera sur votre tête comme sur un sapin de Noël).
Côté confort, il est plus soigné et moelleux, agréable à porter que le casque Gear VR, sans que le casque Gear VR soit inconfortable pour autant.

Après le tourisme animalier avec le casque Gear VR, place au jeu en réalité virtuelle sur le stand Playstation VR !  
« Y'a un jeu, t'es comme dans un train-fantôme et il faut tirer sur des zombies, des éléments du décor.. » c'est ainsi qu'on m'a présenté Until Dawn : rush of blood et que j'ai pu le tester, "en conditions réelles" donc, avec le casque Playstation VR et deux manettes PS Move.
J'ai kiffé !, comment résister à cette ambiance de fête foraine silent-hillisée, mêlant gore (tirer sur des zombies, sur des crânes qui explosent avec la quantité de sang recommandée par le syndicat, etc) et tendres souvenirs du passé : les parcs d'attractions et leurs trains-fantômes, et une pointe de rétrogaming avec des tirs sur des cibles en bois ou des éléments du décor pour récolter plus de points ou déclencher des actions (soit la base de gameplay d'un paquet de "vieux" jeux vidéo, surtout dans les salles d'arcade). 
J'ai replongé en enfance et j'ai adoré ça.
En outre, je me vois déjà bien passer les fêtes d'Halloween avec une petite séance de Playstation VR sur Until Dawn : rush of blood, et why not - rêvons un peu - avec un jeu du même genre et un mode multijoueurs ce serait cooooool.
ET MÊME : un équivalent pour Noël ! On remplace le train-fantôme par un train de Noël, les crânes par des guirlandes, on vire le tueur et on embauche des lutins, on tire sur des cadeaux pour les ramasser et sur des éléments de décor pour déclencher des animations trop jolies belles magiques à paillettes (beaucoup de paillettes, plein, ne lésinez JAMAIS sur les paillettes), et on attraperait les rennes du Père Noël (avec amour, et sans tonfas ni Taser, ne cédons pas à la mode) pour reconstituer l'équipage de son merveilleux traineau ! Allez Sony, fée-moi plaisir.


Conclusion(s)
D'un point de vue purement objectif et factuel : la réalité virtuelle, ça ne casse pas (encore) trois pattes à un canard. Pour ce qui est des graphismes on est encore loin de la HD, on est globalement plus proches du DVD que du Blu-Ray. Les visites immersives dans divers univers (des musées, des océans, des parcs animaliers, des paysages, des villes ou monuments..) proposent peu (voire pas du tout) d'interactions. Et concernant les jeux vidéo, le gameplay est pour l'instant plus proche des mini-jeux. 

Doit-on pour autant cracher (virtuellement) dans la soupe ? Non. Bien qu'encore limitée, l'expérience virtuelle est plaisante. Je n'arrêtais pas de tourner la tête en tous sens !, c'est incroyable cette sensation d'être "dedans", on n'a pas du tout l'impression d'être devant un tableau 3D animé, au contraire. Le casque (Gear VR comme Playstation VR) est très réactif, les mouvements de tête sont très bien détectés sur tous les axes, je m'attendais à quelques ratés ou décalages lors de ces mouvements mais je n'en ai constaté aucun. Tout est fluide, le regard se pose naturellement sur l'environnement, on n'éprouve ni sensation de bizarrerie ni gêne face à ces univers virtuels. C'est d'autant plus frustrant lorsqu'on tend la main pour caresser un tigre si proche de nous.. qui n'est pas là (et dans un sens : tant mieux).

De plus, maintenant que j'ai testé ces casques, je me rends compte du réel intérêt qu'ils représentent et des possibilités merveilleuses qu'ils offrent (à condition de pouvoir se les offrir, certes..) pour des personnes handicapées, âgées, hospitalisées, globalement toute personne ayant des difficultés à se déplacer ; si la télé, le streaming, ou les jeux vidéo peuvent être d'agréables, chronophages et passionnants divertissements, la réalité virtuelle pose la barre non pas plus haut mais "ailleurs" : on s'évade. Avec un naturel et une facilité déconcertants.
Néanmoins, se posent déjà de nombreux problèmes d'accessibilité de ces expériences virtuelles aux handicapés : la plupart des simulations et jeux proposés ne sont faits pour fonctionner que "d'une seule manière", avec un seul périphérique (PS Move, appui sur des boutons du casque..). Un défaut qu'on peut souvent corriger sur PC (vive la bidouille et les claviers, souris, trackballs etc), voire sur console, mais la réalité virtuelle se montre plus.. psychorigide. Il serait donc souhaitable qu'à l'avenir la réalité virtuelle soit plus souple et adaptable, et que les jeux et "applis" soient compatibles avec davantage de périphériques au choix du joueur.

Enfin, ce point crucial : non je n'ai pas eu besoin d'utiliser de sac à vomi.

Retour sur notre périple Japanexpoesque ! Une fois la visite au stand Playstation VR terminée, un petit tour par le stand Square Enix :

Et par le stand Wootbox :

Quand soudain ! (ça se passe comme ça à Japan Expo, chaque allée est pleine de surprises)




Puis : émerveillement total devant cette exposition de figurines Les Chevaliers du Zodiaque et Dragon Ball Z. Outre la mise en scène splendide, l'expo est placée sous une verrière ce qui permet un éclairage direct, et fort brillant !, par le soleil.











Nous sommes aussi passés voir le stand de Nolife et nous avons appris cette fabuleuse nouvelle ! [TW : papillons dans le ventre]

Akira Yamaoka. Un ami. Un frère. Un mari. Non en fait j'ai """seulement""" eu l'immense honneur, joie, fierté et bonheur de le rencontrer à la soirée des 5 ans de Nolife. *pleure des paillettes de joie*

Enfin, un bref passage sur le stand de France Robotique :




Et on est rentrés. Parce qu'il faut bien, un jour ou l'autre. Et puis le camping sauvage de nuit n'est pas autorisé. #JapanExpoDebout #HéBenNon
À l'année prochaine Japan Expo !


BONUS

À Japan Expo il fait chaud. Très chaud. Vous y trouverez, et c'est heureux, de nombreux éventails. Peut-être même qu'on vous en offrira, ceux-ci servant souvent de supports publicitaires.
Et on vous offrira peut-être celui-là : quelle chance vous avez. Mais si.